20231012125041241951_R_OK4968
20231012125041241951 r ok49688604081451879607464

Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, dénonce l’absence de dialogue avec X, anciennement Twitter, dans les échanges engagés avec les grandes plateformes numériques. Face à cette situation, il estime que la République démocratique du Congo doit renforcer ses propres capacités technologiques, notamment à travers le développement d’algorithmes par de jeunes Congolais.

Christian Bosembe s’est exprimé vendredi 14 août 2026 lors d’un Space live animé par Stanis Bujakera Tshiamala et coanimé avec Patient Ligodi. Il a dressé un constat différent selon les plateformes avec lesquelles le régulateur congolais cherche à dialoguer.

D’après le président du CSAC, des canaux d’échange existent notamment avec Meta et YouTube, tandis que des discussions sont également engagées avec TikTok, même si elles restent plus limitées. La situation serait en revanche beaucoup plus compliquée avec X.

« Je n’ai jamais vu un représentant de X », a affirmé Christian Bosembe, expliquant n’avoir rencontré aucun responsable de la plateforme lors des différentes rencontres consacrées à la régulation des réseaux sociaux en Afrique.

Le président du CSAC dit avoir initialement pensé que cette difficulté concernait particulièrement la RDC. Il affirme toutefois que plusieurs autres pays africains seraient confrontés au même problème.

Selon lui, certains États ont choisi de se passer de X, tandis que d’autres préfèrent ne pas engager directement le débat sur la plateforme. Cette situation complique, à ses yeux, les efforts visant à obtenir une meilleure collaboration des réseaux sociaux dans la lutte contre les contenus considérés comme malveillants.

Face à cette faible coopération, Christian Bosembe estime que la RDC doit également envisager des réponses développées localement. Il cite notamment la possibilité de mettre au point des algorithmes conçus en RDC par de jeunes Congolais.

Ces outils pourraient, selon lui, contribuer à identifier les comptes et contenus considérés comme malveillants et à limiter leur propagation sur les réseaux sociaux. Le président du CSAC n’a toutefois pas annoncé le lancement effectif d’un tel programme ni précisé ses modalités techniques ou son financement.

Cette proposition intervient dans un contexte où le régulateur congolais affiche une volonté accrue de renforcer son intervention dans l’espace numérique. Le CSAC entend notamment répondre à la circulation de contenus qu’il considère comme susceptibles de menacer la sécurité ou la cohésion nationale.

Pour Christian Bosembe, l’enjeu est donc aussi technologique : il s’agit pour la RDC de développer des capacités nationales afin de ne pas dépendre exclusivement des décisions prises par les grandes plateformes internationales.

À ce stade, l’idée d’algorithmes développés localement reste une piste évoquée par le président du CSAC, et non une mesure officiellement mise en œuvre. Les prochaines étapes devront notamment déterminer si cette proposition peut déboucher sur un dispositif concret de régulation et de surveillance des contenus en ligne.

Laisser un commentaire

error: Contenu protégé © YOKA INFOS – Reproduction interdite sans autorisation.