
La Fondation Virunga a lancé, lundi 29 juin 2026, le premier d’une série de six postes de contrôle sanitaire destinés à renforcer la surveillance contre la maladie à virus Ebola dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Cette initiative vise à limiter la propagation de l’épidémie de la souche Bundibugyo, dont l’épicentre se situe actuellement en Ituri.
Face à la recrudescence des cas d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo, la Fondation Virunga poursuit son engagement aux côtés des autorités sanitaires en renforçant les dispositifs de prévention sur les principaux axes de circulation. Le premier poste de contrôle sanitaire a été mis en service à Zunguluka, à l’entrée de la Réserve de faune à okapis (RFO), située à Epulu, entre Mambasa et Nyanya, dans la province de l’Ituri.
Ce point de contrôle est destiné à détecter rapidement d’éventuels cas suspects parmi les voyageurs. Un personnel spécialement recruté, formé et équipé y assure notamment la prise de température, le lavage des mains, les activités de sensibilisation ainsi que le signalement des personnes présentant des symptômes compatibles avec la maladie, conformément aux protocoles établis dans le cadre de la riposte.
Selon les responsables du projet, cette installation constitue la première étape d’un dispositif plus large. Cinq autres postes de contrôle sanitaire devraient être progressivement déployés dès la semaine prochaine sur plusieurs axes reliant les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, afin de renforcer la surveillance épidémiologique dans cette partie du pays.
Cette initiative s’inscrit dans les efforts engagés depuis le déclenchement de la 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC. À travers le Parc national des Virunga et le programme Couloir Vert Kivu-Kinshasa, la Fondation Virunga participe aux mécanismes de coordination de la riposte en collaboration avec les autorités sanitaires, les partenaires techniques et les organisations humanitaires intervenant dans les zones touchées.
L’intervention bénéficie de l’appui financier de l’Union européenne, qui accompagne les actions visant à protéger les communautés exposées et à renforcer les capacités de prévention contre cette nouvelle flambée épidémique.
La Fondation Virunga n’en est pas à sa première expérience en matière de surveillance sanitaire. Lors de précédentes opérations, le Parc national des Virunga avait déjà installé plusieurs postes de dépistage le long de ses principaux axes de circulation. Avec près de 300 kilomètres de territoire traversant des zones affectées par l’épidémie, le parc constitue un maillon important dans la stratégie de contrôle des déplacements et de détection précoce des cas.
Chaque poste de contrôle est conçu pour dépister plusieurs milliers de personnes par jour pendant une période pouvant atteindre six mois, contribuant ainsi à freiner la propagation du virus tout en renforçant la vigilance sanitaire dans les zones à risque.
À mesure que la riposte se poursuit, les autorités sanitaires continuent d’appeler les populations au strict respect des mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains, le signalement rapide des cas suspects et la collaboration avec les équipes de surveillance. Le déploiement progressif de ces postes de contrôle vient ainsi consolider les efforts engagés pour contenir l’épidémie et protéger les communautés de l’Ituri et du Nord-Kivu.
