23 octobre 2026
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L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) a désavoué les déclarations et initiatives attribuées à Fils Mukoko dans un communiqué publié le mercredi 21 octobre 2026. Mais le document annonce-t-il son exclusion du parti ? L’examen de son contenu permet de distinguer ce que la formation politique affirme réellement de ce qui pourrait être interprété à tort.

Dans un communiqué signé à Kinshasa par Augustin Kabuya Tshilumba, président intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi, la formation politique a pris ses distances avec les déclarations de Fils Mukoko, notamment celles relatives à une éventuelle distribution d’armes à la population et à l’organisation d’un sit-in devant l’ambassade de Belgique en République démocratique du Congo.

Face à ces propos relayés sur les réseaux sociaux, le parti présidentiel a condamné toute initiative visant à distribuer des armes en dehors du cadre légal et des institutions habilitées à assurer la sécurité nationale. Il a également affirmé que les démarches annoncées par Fils Mukoko n’avaient fait l’objet d’aucune décision, autorisation ou instruction de ses organes compétents.

Que dit exactement le communiqué ?

Le document contient une précision importante sur la position du parti à l’égard de Fils Mukoko. L’UDPS indique que celui-ci « n’occupe aucune fonction au sein de l’UDPS/TSHISEKEDI » et affirme ne pas être associée à ses déclarations ou initiatives.

Le texte va plus loin en précisant que le parti « se désolidarise totalement de toutes les initiatives appelant à la violence et décline toute responsabilité quant aux conséquences qui pourraient en résulter ».

Ces passages établissent clairement un désaveu politique et une prise de distance institutionnelle. Ils montrent que l’UDPS refuse que les initiatives évoquées soient considérées comme des actions menées en son nom.

Le communiqué annonce-t-il une exclusion ?

C’est le point central de cette vérification. Dans le document examiné, l’UDPS ne déclare pas explicitement avoir exclu Fils Mukoko de ses rangs. Elle affirme qu’il n’occupe aucune fonction au sein du parti et qu’elle ne cautionne pas ses initiatives.

Or, l’absence de fonction dans une formation politique et l’exclusion formelle de celle-ci sont deux situations différentes. Pour établir une exclusion, il faudrait disposer d’une décision officielle ou d’un autre élément probant attestant clairement cette mesure.

En l’état des éléments examinés, le communiqué du 21 octobre 2026 ne suffit donc pas à conclure que Fils Mukoko a été officiellement exclu de l’UDPS. Il confirme plutôt que le parti désavoue ses déclarations et rejette toute responsabilité dans les initiatives annoncées.

Un contexte politique et judiciaire sensible

Cette prise de position intervient après la diffusion d’une vidéo dans laquelle Fils Mukoko évoque la distribution d’armes et l’organisation d’un sit-in devant la représentation diplomatique belge à Kinshasa. Selon Actualite.cd, ces déclarations ont également entraîné un embargo médiatique de 88 jours décidé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), ainsi que l’annonce de l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Ces démarches constituent des développements distincts du désaveu de l’UDPS. Elles ne doivent pas être confondues avec une éventuelle décision d’exclusion du parti, laquelle devrait être établie par une preuve spécifique.

Verdict de YOKA VÉRIFIE : NON ÉTABLI

À partir du communiqué publié le 21 octobre 2026, il est établi que l’UDPS/Tshisekedi a désavoué les déclarations et initiatives attribuées à Fils Mukoko et précisé qu’il n’occupait aucune fonction au sein du parti. En revanche, le document ne permet pas d’affirmer qu’il a été officiellement exclu de la formation politique.

Pour aller plus loin, la publication d’une éventuelle décision formelle d’exclusion ou une confirmation des instances compétentes de l’UDPS permettrait de clarifier définitivement ce point.

YOKA VÉRIFIE, la rubrique de vérification des informations de YOKA INFOS, s’appuie sur les documents disponibles et les éléments vérifiables pour distinguer les faits établis des affirmations non démontrées.

Source : YOKA INFOS