26 octobre 2026
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Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a réagi aux perquisitions menées en Belgique dans le cadre d’une procédure judiciaire visant des membres de l’entourage du président congolais Félix Tshisekedi. Lors d’un briefing de presse à Kinshasa, il a insisté sur la présomption d’innocence et les droits de la défense, tout en appelant au respect de l’indépendance de la justice belge.

Face aux interrogations suscitées par cette affaire, le ministre congolais de la Justice a mis en garde contre les jugements publics prononcés avant l’aboutissement de la procédure judiciaire. Il estime que la médiatisation des perquisitions et les informations ayant fuité dans la presse risquent de porter atteinte aux droits des personnes concernées.

« Une plainte ne constitue pas une preuve de culpabilité. On ne devrait donc pas condamner publiquement, comme certains l’ont fait, avant que la justice fasse son travail », a déclaré Guillaume Ngefa lors de ce briefing organisé avec le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya.

Le garde des Sceaux a rappelé que la présomption d’innocence, le respect des droits de la défense et les garanties d’un procès équitable constituent des principes fondamentaux de l’État de droit. Il a toutefois précisé que l’examen des conditions dans lesquelles les perquisitions ont été effectuées relève des autorités judiciaires belges, conformément à leur législation.

Guillaume Ngefa a également révélé avoir échangé avec ses homologues belges au sujet de cette situation, sans dévoiler le contenu de leurs conversations. Il a assuré que les discussions se poursuivraient afin de veiller au respect des droits des ressortissants congolais concernés, tout en préservant l’indépendance de la justice belge.

« Nous disposons de canaux de coopération judiciaire et nous allons continuer dans ce sens », a-t-il indiqué, soulignant que le traitement d’un dossier de cette nature exige une démarche institutionnelle plutôt qu’une communication dictée par la pression de l’opinion publique.

Sur le plan diplomatique, le ministre a rappelé que la cheffe de la diplomatie belge avait été convoquée par les autorités congolaises pour discuter de cette affaire. Cette démarche s’inscrit dans les échanges entre Kinshasa et Bruxelles, alors que le dossier suscite des réactions politiques dans les deux pays.

De son côté, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a rejeté devant la Chambre des représentants tout lien entre les perquisitions et une éventuelle intervention politique de son gouvernement. Il a également dénoncé des informations qu’il considère comme relevant d’une campagne de désinformation susceptible d’affecter les relations bilatérales.

Les perquisitions concernent des personnes de l’entourage de Félix Tshisekedi soupçonnées de faits présumés, notamment de détournement de fonds et de blanchiment de capitaux. Ces soupçons ne constituent pas, à eux seuls, une preuve de culpabilité. L’UDPS, parti présidentiel, rejette les accusations et dénonce ce qu’il présente comme une tentative de déstabilisation du chef de l’État.

Pour Guillaume Ngefa, l’enjeu est désormais de permettre à la procédure de suivre son cours sans pression politique ou médiatique. Les autorités congolaises affirment vouloir suivre l’évolution du dossier par les voies judiciaires et diplomatiques, dans le respect du droit et des garanties accordées aux personnes concernées.

Source : YOKA INFOS