28 octobre 2026
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Dans une lettre datée du 28 octobre, Constant Mutamba prend position sur la crise politico-sécuritaire. Il condamne l’agression contre la RDC, mais dénonce aussi les divisions internes, les poursuites judiciaires qu’il estime instrumentalisées et les atteintes aux libertés.

Constant Mutamba est sorti du silence. Dans un message adressé au peuple congolais, il appelle à l’unité nationale et à un dialogue « véritablement inclusif », alors que le pays fait face, selon lui, à une crise profonde marquée à la fois par une agression extérieure et par des divisions internes.

L’ancien membre du gouvernement évoque la menace que ferait peser l’AFC-M23, qu’il accuse de poursuivre une entreprise de déstabilisation avec le soutien du Rwanda. Il estime toutefois que la cohésion nationale est également fragilisée par « des pratiques d’exclusion politique », des « poursuites judiciaires instrumentalisées » et des atteintes aux libertés.

Dans sa lettre, Constant Mutamba rappelle avoir, lorsqu’il exerçait des responsabilités gouvernementales, défendu la fermeté face aux réseaux rebelles. Il affirme que certains de leurs responsables et membres ont ensuite été libérés dans le cadre des accords de Doha, et leur reproche de multiplier aujourd’hui des déclarations hostiles à la République.

Il conteste les conditions et le fond de sa propre condamnation, qu’il qualifie d’injuste. Mais il assure que cette situation ne le conduira pas à renoncer à ses convictions républicaines, ni à prendre les armes contre son pays.

« Aucune frustration personnelle ne justifie une rébellion armée », écrit-il, avant d’ajouter qu’« aucune ambition politique ne justifie l’instrumentalisation des institutions pour réduire les adversaires au silence ».

Constant Mutamba plaide pour un dialogue inclusif, estimant qu’il est nécessaire pour restaurer la confiance, consolider les institutions, préserver les libertés et la démocratie, et construire un développement « véritablement endogène ».

Il appelle les jeunes et les forces vives à la vigilance et à la mobilisation, tout en exhortant les Congolais à distinguer les intérêts politiques de « l’intérêt supérieur de la Nation ». Selon lui, les divergences ne doivent jamais conduire les Congolais à prendre les armes les uns contre les autres.

« Lorsque le Congo est menacé, aucun Congolais ne doit rester indifférent », conclut-il, en appelant à faire passer le pays avant les intérêts personnels.

Source : YOKA INFOS