3 novembre 2026
Homme assis dans un fauteuil de bureau, portant une chemise à motifs et une écharpe jaune.

Une dénonciation publique affirme que Ferdinand Kambere, cadre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), se trouverait actuellement à Goma, dans la province du Nord-Kivu, malgré une mesure d’interdiction de sortie du territoire national prise à son encontre en mars 2025 par la Direction générale de migration (DGM). Cette situation soulève des interrogations sur l’application de cette décision et le contrôle des mouvements aux frontières de la République démocratique du Congo.

Selon un message de service de la DGM daté du 10 mars 2025, une interdiction de sortie du territoire national avait été décrétée à l’encontre de trois cadres du PPRD : Aubin Minaku Ndjalandjoko, Emmanuel Ramazani Shadary et Ferdinand Kambere.

Le document, adressé aux responsables et services concernés de la DGM, leur demandait notamment d’intercepter les personnes visées si elles étaient découvertes aux frontières et de solliciter les instructions de la hiérarchie. La mesure devait faire l’objet d’une large diffusion et d’une exécution sans faille.

Cette décision avait également été rapportée par plusieurs médias congolais en mars 2025, notamment 7sur7.cd, qui avait fait état de l’interdiction visant les trois personnalités politiques.

Près de vingt mois après cette mesure, une dénonciation affirme que Ferdinand Kambere aurait réussi à quitter le territoire national et se trouverait désormais à Goma, où il serait aux côtés de l’ancien président Joseph Kabila. Cette information n’est toutefois pas accompagnée, dans les éléments transmis à YOKA INFOS, de preuves indépendantes permettant de confirmer son déplacement ou sa présence dans cette ville.

Si ces faits étaient confirmés, ils soulèveraient des questions sur les mécanismes de transmission et d’application des décisions administratives aux différents postes frontaliers. Ils appelleraient également des éclaircissements sur les éventuelles circonstances dans lesquelles la mesure prise contre l’intéressé aurait pu ne pas être exécutée.

À ce stade, aucune explication officielle de la DGM sur la situation évoquée n’a été communiquée dans les éléments disponibles. La position de Ferdinand Kambere n’a pas non plus été recueillie.

L’enjeu est désormais de déterminer si l’interdiction de sortie était toujours en vigueur, si elle a effectivement été appliquée dans les postes frontaliers et, le cas échéant, dans quelles conditions Ferdinand Kambere aurait pu quitter le pays.

Source : YOKA INFOS