29 octobre 2026
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Dans une lettre datée du 28 octobre 2026, Constant Mutamba prend position sur la crise politico-sécuritaire en République démocratique du Congo, en condamnant à la fois l’agression extérieure et les divisions internes. L’ancien membre du gouvernement plaide pour un dialogue véritablement inclusif, tout en dénonçant ce qu’il considère comme des poursuites judiciaires instrumentalisées et des atteintes aux libertés.

Dans cette déclaration adressée au peuple congolais, Constant Mutamba estime que la crise nationale ne peut être résolue sans un effort de rassemblement entre les Congolais. Il met en garde contre les pratiques d’exclusion politique qui, selon lui, fragilisent la cohésion nationale au moment où le pays fait face à la menace de l’AFC/M23, que Kinshasa accuse de bénéficier du soutien du Rwanda.

L’ancien ministre insiste également sur la nécessité de préserver les institutions républicaines et de garantir les libertés fondamentales. Il conteste notamment les conditions et le fond de sa propre condamnation, qu’il juge injuste, sans pour autant remettre en cause son attachement à la République.

Sur ce point, Constant Mutamba tient à distinguer les frustrations personnelles des intérêts du pays.

« Aucune frustration personnelle ne justifie une rébellion armée », affirme-t-il, avant de dénoncer les dérives qu’il attribue à certains acteurs politiques : « Aucune ambition politique ne justifie l’instrumentalisation des institutions pour réduire les adversaires au silence ».

L’ancien membre du gouvernement revient aussi sur la lutte contre les réseaux rebelles, affirmant avoir défendu une ligne de fermeté lorsqu’il occupait des fonctions officielles. Il critique par ailleurs la libération de certains responsables et membres qu’il associe à ces réseaux dans le cadre des accords de Doha, leur reprochant des déclarations qu’il considère aujourd’hui hostiles à la République.

Face à cette situation, Constant Mutamba présente le dialogue inclusif comme une voie nécessaire pour rétablir la confiance entre les acteurs politiques, consolider les institutions et préserver la démocratie. Il estime que les divergences politiques ne doivent pas conduire les Congolais à se retourner les uns contre les autres par les armes.

Son message s’adresse également aux jeunes et aux forces vives du pays, qu’il appelle à rester mobilisés et vigilants face aux enjeux nationaux. Pour lui, la défense de l’intérêt supérieur de la Nation doit primer sur les ambitions individuelles et les rivalités politiques.

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par la persistance du conflit dans l’est du pays et par des tensions sur le terrain politique et judiciaire. Reste à savoir dans quelle mesure cet appel au dialogue pourra trouver un écho auprès des différentes forces politiques et des institutions concernées.

Source : YOKA INFOS