5 octobre 2026
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Le député provincial Senold Tandia a défendu lundi 5 octobre 2026, devant l’Assemblée provinciale de la Tshopo, sa démarche visant à soumettre la gestion du gouvernement provincial à un contrôle parlementaire. Prenant la parole en séance plénière, il a annoncé avoir préparé 56 questions à adresser au gouverneur Paulin Lendongolia et appelé ses collègues à permettre la tenue de ce débat afin que l’exécutif provincial apporte des réponses aux préoccupations de la population.

Cette intervention intervient quelques jours après le dépôt, par Senold Tandia, d’une question orale avec débat portant sur la gestion du gouvernement provincial. Face aux réactions suscitées par cette initiative, l’élu a tenu à clarifier sa démarche et à répondre à certaines critiques dont il dit avoir pris connaissance.

Selon lui, son ancienne appartenance au gouvernement provincial ne devrait pas être utilisée pour interpréter son initiative actuelle comme un règlement de comptes. Il a rappelé que plusieurs députés provinciaux ont également exercé des fonctions au sein de l’exécutif avant de rejoindre l’Assemblée.

« Nous étions au gouvernement, oui, on a travaillé au gouvernement, mais là nous sommes à l’Assemblée. Nous allons faire notre rôle de député provincial », a déclaré Senold Tandia.

Le député a également rejeté l’idée selon laquelle sa question orale avec débat pourrait empêcher d’autres élus d’exercer leur propre contrôle sur le gouvernement provincial. Il a expliqué qu’une question orale constitue, selon lui, une occasion pour les députés d’obtenir des réponses, lesquelles peuvent ensuite ouvrir la voie à d’autres mécanismes parlementaires.

« Jamais une question orale avec débat initiée par un député ne peut empêcher un autre député qui n’est pas satisfait de la conclusion d’initier autrement le contrôle », a-t-il soutenu.

Senold Tandia a ainsi établi une distinction entre une question orale avec débat et une motion, soulignant que la première vise d’abord à obtenir des explications de l’exécutif. D’autres mécanismes parlementaires peuvent ensuite être envisagés en fonction des réponses apportées et des conclusions des députés.

Au cœur de sa démarche, l’élu dit vouloir permettre à la population de disposer d’éléments lui permettant de se faire sa propre opinion sur la gestion de la province.

« Le gouverneur vienne ici pour répondre aux préoccupations de notre population, que tout le monde, il est temps de poser des questions, que la population se fasse elle-même son opinion sur les différentes questions », a-t-il déclaré devant ses collègues.

C’est dans cette perspective qu’il a révélé avoir préparé 56 questions destinées au chef de l’exécutif provincial. Il estime que les réponses attendues permettront aussi aux députés de disposer d’éléments supplémentaires pour déterminer les suites éventuelles à donner à leurs préoccupations.

L’initiative doit désormais suivre la procédure parlementaire applicable à la question orale avec débat. Le gouverneur Paulin Lendongolia devra, le moment venu, répondre aux préoccupations qui seront retenues dans le cadre de cette démarche.

Pour Senold Tandia, l’enjeu dépasse ainsi sa personne et relève du fonctionnement normal des institutions provinciales. Il appelle ses collègues à considérer cette initiative sous l’angle du contrôle parlementaire et à permettre que les réponses de l’exécutif soient examinées publiquement.

La suite de cette procédure devrait donc être scrutée à l’Assemblée provinciale de la Tshopo, où les réponses attendues du gouvernement provincial pourraient permettre aux députés de poursuivre ou non certaines démarches de contrôle, conformément aux mécanismes prévus par le fonctionnement de l’institution.

Source : YOKA INFOS

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