4 novembre 2026
Un groupe de journalistes et de représentants de la Croix-Rouge posant devant un bâtiment, avec le drapeau de la Croix-Rouge au premier plan.

Des journalistes de Kisangani posent aux côtés des représentants de la Croix-Rouge, à l’issue d’une activité de renforcement des capacités sur la communication en période d’urgence sanitaire.

Des journalistes de Kisangani ont pris part, mercredi 4 novembre 2026, à une séance de renforcement des capacités consacrée à la communication en situation d’urgence sanitaire et à la gestion de l’infodémie liée à Ebola. Organisée dans le contexte de la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola en RDC, cette rencontre vise à renforcer le rôle des médias dans la lutte contre les fausses informations et la sensibilisation des communautés.

Au cours de ce briefing, le Dr Blaise Asumani, responsable de la cellule de gestion de l’infodémie au sein du système de gestion des incidences (SGI), a insisté sur la responsabilité des professionnels des médias dans la diffusion d’informations fiables et vérifiées.

Il a notamment souligné que les rumeurs et les fausses informations peuvent alimenter la peur, renforcer les préjugés et compromettre les efforts des équipes engagées dans la riposte contre la maladie.

Plusieurs thématiques ont été abordées au cours de cette séance, notamment les généralités sur la maladie à virus Ebola, les principes de communication médiatique en période d’urgence sanitaire ainsi que les mécanismes de gestion de l’infodémie. L’objectif est de permettre aux journalistes de mieux traiter les informations sanitaires et d’éviter la propagation de contenus non vérifiés.

La question de la stigmatisation des personnes guéries d’Ebola a également été évoquée. Le Dr Blaise Asumani a attiré l’attention des participants sur les conséquences du rejet social des survivants, plaidant pour une communication fondée sur la solidarité, l’accompagnement et leur réintégration au sein des communautés.

À travers cette initiative, les journalistes sont appelés à jouer pleinement leur rôle de relais entre les équipes de riposte et la population. La diffusion de messages de prévention, la vérification des informations et la lutte contre les fausses croyances constituent notamment des contributions attendues des médias.

Dans un contexte d’urgence sanitaire, la qualité de l’information apparaît ainsi comme un élément important de la riposte, notamment pour renforcer la confiance de la population et favoriser son adhésion aux mesures de prévention contre Ebola.

Source : YOKA INFOS