4 octobre 2026
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La riposte contre la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo affiche plusieurs indicateurs en amélioration, notamment une baisse du taux de reproduction du virus, passé de 1,15 début août à 0,97 fin septembre. Malgré cette évolution, la transmission reste active dans plusieurs foyers, notamment en Ituri et au Nord-Kivu, appelant au maintien de la surveillance.

Ces données ont été présentées vendredi 2 octobre 2026 à Kinshasa par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Samuel-Roger Kamba, lors d’un point de presse consacré à l’évolution de l’épidémie.

Le passage du taux de reproduction sous le seuil de 1 constitue l’un des principaux indicateurs mis en avant par les autorités. Il signifie qu’en moyenne, chaque personne infectée transmet désormais le virus à moins d’une autre personne, ce qui traduit un ralentissement de la dynamique de transmission. Cette évolution ne signifie toutefois pas la fin de l’épidémie.

La tendance est également observée à travers la positivité des tests, annoncée en baisse alors même que les activités de dépistage se poursuivent. Le suivi des contacts s’est par ailleurs nettement amélioré : il est passé d’environ 28 % en mai à 82 % au 28 septembre, selon les chiffres présentés par le ministère.

Sur les 63 zones de santé ayant enregistré des cas depuis le début de l’épidémie, 19 avaient franchi le cap de 21 jours sans nouveau cas au moment du point de presse, dont 11 depuis plus de 42 jours. Dans une communication publiée le lendemain, le ministre a également indiqué que 12 zones de santé n’avaient plus enregistré de cas depuis 42 jours et huit autres depuis 22 à 42 jours, illustrant un recul de la transmission dans plusieurs territoires.

Mais la situation demeure préoccupante à l’échelle nationale. Le dernier bilan communiqué par les autorités fait état de 8 300 cas confirmés et 4 018 décès, pour 2 162 guérisons. L’épidémie touche sept provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé, le Bas-Uélé, la Tshopo et le Sud-Ubangi.

Dans ce contexte, les autorités veulent maintenir la pression sur les différents acteurs de la riposte. Le gouvernement a notamment annoncé un renforcement des exigences de transparence concernant les financements mobilisés par les partenaires. Sur les 97 partenaires présents sur le terrain, environ 25 % seulement avaient, selon le ministre, justifié les ressources financières mobilisées en faveur de la réponse à Ebola.

Désormais, l’accès au terrain doit être lié à une accréditation, elle-même conditionnée à la déclaration des ressources reçues, de leur provenance et de leur affectation. Le gouvernement entend ainsi renforcer la traçabilité des financements consacrés à la riposte.

Parallèlement, la RDC poursuit son plan révisé de réponse de 180 jours, lancé avec l’appui de l’OMS et d’autres partenaires. Celui-ci prévoit notamment le renforcement de la surveillance épidémiologique, de la recherche des contacts, de la prise en charge des malades et de l’engagement communautaire.

Les indicateurs présentés à Kinshasa témoignent donc d’une évolution plus favorable de la transmission dans plusieurs zones, sans pour autant marquer la fin de l’épidémie. Les autorités sanitaires maintiennent ainsi la surveillance et les activités de riposte afin d’éviter de nouvelles chaînes de contamination.

Source : YOKA INFOS

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