22 octobre 2026
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L’UDPS/Tshisekedi désavoue publiquement Fils Mukoko, après une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, dans laquelle il aurait annoncé son intention de distribuer des armes à la population. Dans un communiqué daté du 21 octobre 2026, le parti affirme n’être « ni de près ni de loin » associé à ces déclarations ni à l’organisation d’un sit-in devant l’ambassade de Belgique.

Signé par son président ad intérim, Augustin Kabuya Tshilumba, le communiqué n°013 est sans ambiguïté. Le parti « désapprouve et condamne » toute initiative visant à armer des civils en dehors du cadre légal et des institutions chargées de la défense et de la sécurité nationales. Il précise aussi que Fils Mukoko n’occupe aucune fonction en son sein, et que ces initiatives n’ont fait l’objet d’aucune décision, autorisation ou instruction de ses organes compétents.

Pour marquer la distance, l’UDPS remonte à ses origines. Fondé le 15 février 1982 sous l’impulsion de ses pères fondateurs, dont Étienne Tshisekedi wa Mulumba, le parti rappelle que la non-violence est le socle de sa philosophie politique. Selon lui, cet héritage, forgé pendant des décennies face à la dictature, aux persécutions et aux arrestations arbitraires, « ne saurait être remis en cause par des initiatives individuelles, quelles qu’en soient les motivations ».

Le communiqué ne s’en prend pas pour autant au droit de manifester. L’UDPS réaffirme son attachement à la liberté d’expression et à la manifestation pacifique garanties par la Constitution. Elle rappelle toutefois que ces libertés doivent s’exercer dans le respect des lois, de la sécurité des personnes et des biens, et des obligations internationales de la RDC, notamment la protection des missions diplomatiques.

Le message s’adresse enfin à la base. Cadres, combattants et sympathisants sont invités à la discipline, à la retenue et à la responsabilité. Le parti leur rappelle que nul ne peut l’engager, parler en son nom ou agir sous son emblème sans mandat régulier de ses instances. L’UDPS ajoute que son accession au pouvoir n’a en rien altéré son engagement pour la paix, la démocratie et le règlement pacifique des différends, et que « la non-violence demeure et demeurera » sa méthode de lutte.

En se désolidarisant totalement de toute initiative appelant à la violence, le parti décline aussi toute responsabilité quant aux conséquences qui pourraient en résulter.

Source : YOKA INFOS