17 octobre 2026
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Les populations déplacées de Ziralo, au Sud-Kivu, et d’Ufamandu 1er, au Nord-Kivu, font face à des risques sanitaires préoccupants dans leur milieu d’accueil, à Waloa Loanda, en territoire de Walikale. Le manque d’eau potable, de nourriture, d’abris adéquats et de médicaments accroît leur vulnérabilité, alors que des cas suspects de malnutrition sont également signalés parmi ces ménages.

L’alerte a été lancée le jeudi 15 octobre 2026 par Katabana Monde, infirmier titulaire du Centre de santé de Matutira, actuellement délocalisé à Lulambo, dans la zone de santé d’Itebero. Il évoque notamment des risques liés au choléra, au paludisme et à la rougeole dans un contexte où les conditions de vie rendent la prévention des maladies et la prise en charge des patients particulièrement difficiles.

Venues des groupements de Ziralo, dans le territoire de Kalehe, et d’Ufamandu 1er, dans le territoire de Masisi, ces familles ont quitté leurs milieux d’origine dans un contexte d’insécurité. Leur installation à Waloa Loanda ne leur garantit toutefois pas un accès suffisant aux services essentiels.

L’insuffisance d’eau potable et d’installations sanitaires expose notamment les déplacés aux maladies liées à l’eau contaminée. À cela s’ajoutent les difficultés d’accès à la nourriture et aux abris, qui fragilisent davantage les personnes déjà éprouvées par le déplacement. Des cas suspects de malnutrition sont également rapportés, sans qu’un bilan chiffré soit disponible.

La situation est aggravée par le manque de médicaments et de matériel médical dans les structures sanitaires. Cette insuffisance complique la réponse aux besoins des malades et limite les capacités de prise en charge, alors que les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes ou allaitantes et les personnes âgées figurent parmi les groupes les plus vulnérables.

« Nous interpellons les organisations humanitaires et les personnes de bonne volonté à intervenir urgemment pour assister ces populations, particulièrement les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes ou allaitantes et les personnes âgées », plaide Katabana Monde.

L’infirmier appelle ainsi à une mobilisation rapide pour renforcer l’assistance médicale et améliorer les conditions de vie des familles déplacées. Une réponse adaptée nécessiterait notamment un meilleur accès à l’eau potable, à la nourriture, aux produits de santé et à des installations sanitaires appropriées.

Pour l’heure, le nombre exact de ménages concernés demeure inconnu, faute d’un dénombrement précis. Cette absence de données rend plus difficile l’évaluation complète des besoins et la planification d’une intervention humanitaire proportionnée à l’ampleur de la situation.

En attendant une réponse des autorités et des organisations humanitaires, les déplacés de Waloa Loanda restent confrontés à des conditions précaires qui exigent une attention urgente, particulièrement pour prévenir l’apparition de maladies et assurer la prise en charge des personnes les plus fragiles.

Source : YOKA INFOS

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