14 octobre 2026
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Le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, le Dr Mateus Kanga Londimo, dénonce la lenteur des travaux de réhabilitation de la route Kisangani–Opala, après une descente sur le terrain avec plusieurs députés provinciaux et membres du gouvernement provincial. Selon les constats présentés à l’issue de cette mission, seuls 18 kilomètres auraient été rechargés à la limonite après plus de deux ans de travaux, malgré les 3,677 millions de dollars américains mobilisés pour ce projet.

Cette inspection avait pour objectif d’évaluer l’évolution du chantier, la qualité des interventions réalisées et les difficultés rencontrées par les usagers de cet axe routier. La délégation comprenait notamment les députés provinciaux Bienvenu Bolongue, élu de Kisangani, Ghislain Mogenia, élu d’Ubundu, Chris Assinga et Héritier Likaka, élus d’Isangi, ainsi que les ministres provinciaux de l’Intérieur et des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR).

D’après les éléments communiqués à l’issue de la visite, les travaux de rechargement à la limonite concernent principalement le tronçon situé entre Kisangani et le point kilométrique 18. Au-delà de cette limite, certaines portions auraient seulement bénéficié de travaux de défrichage, tandis que d’autres restent fortement dégradées et difficiles à emprunter.

Ces constats soulèvent des interrogations sur le rythme d’exécution du chantier et sur les résultats obtenus au regard des ressources mobilisées. Une évaluation technique permettrait de déterminer avec précision le niveau d’avancement des travaux et les éventuels obstacles à leur réalisation.

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La délégation a également relevé des interventions attribuées à différents acteurs, notamment l’ODV, une ONG locale, et l’entreprise KAS Logistic. Selon les observations rapportées, certaines portions auraient été aménagées par l’ODV, tandis que KAS Logistic serait notamment intervenue dans l’ouverture de la piste.

La répartition des tâches entre ces intervenants et les modalités de coordination du chantier méritent des éclaircissements. Une clarification permettrait d’identifier les responsabilités de chacun et d’évaluer les travaux effectivement réalisés. À ce stade, les informations disponibles ne suffisent toutefois pas à établir l’existence d’une irrégularité financière ou d’une faute imputable à un intervenant.

Au cours de cette descente, la délégation a également été informée d’un niveau élevé d’insatisfaction parmi les personnes interrogées au sujet des réalisations attribuées à KAS Logistic. Un taux de 99,99 % d’avis défavorables a été avancé, sans que la méthode de collecte des opinions ni la représentativité de l’échantillon soient précisées. Ce chiffre doit donc être interprété avec prudence et ne peut être considéré, en l’état, comme représentatif de l’ensemble de la population concernée.

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Pour les habitants des zones desservies, l’état de cette route constitue une préoccupation quotidienne. La praticabilité de l’axe Kisangani–Opala facilite les déplacements, l’accès aux services essentiels et l’évacuation des produits agricoles vers les marchés.

La réhabilitation de cette route représente ainsi un enjeu important pour la mobilité et les échanges économiques dans la Tshopo. Les difficultés persistantes renforcent les attentes des usagers, qui souhaitent voir les travaux progresser et produire des résultats durables.

À la suite de cette inspection, une évaluation technique approfondie, la clarification des responsabilités des intervenants et un suivi précis de l’utilisation des fonds publics apparaissent nécessaires. Les explications des services concernés et de l’entreprise chargée des travaux permettraient de mieux comprendre les retards constatés et les mesures envisagées pour y remédier.

L’enjeu est désormais de traduire les ressources mobilisées en améliorations concrètes sur le terrain, afin que la route Kisangani–Opala réponde aux besoins de déplacement et de développement des populations de la Tshopo.

Source : YOKA INFOS

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