
La route reliant Tshikapa à Ngombe, longue d’environ 30 kilomètres, se trouve dans un état de dégradation avancée, suscitant l’inquiétude des acteurs de la société civile. Cette situation affecte la circulation des personnes et des biens, tout en compromettant les activités agricoles dans cette partie de la province du Kasaï.
La société civile de Tshikapa tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur l’état préoccupant des infrastructures routières dans la région. À travers plusieurs interventions relayées localement, ses représentants dénoncent la dégradation de la route agricole reliant la ville de Tshikapa à la localité de Ngombe, un axe considéré comme stratégique pour les échanges économiques et l’évacuation des produits agricoles.
Selon les informations parvenues à Yoka Infos ce samedi 6 juin 2026, les usagers de cette route doivent parcourir près de 30 kilomètres dans des conditions particulièrement difficiles. Les nids-de-poule, les ravins, les portions impraticables ainsi que l’absence d’entretien régulier compliquent considérablement les déplacements.
Pour les habitants de Ngombe et des villages environnants, cette route constitue pourtant un corridor essentiel pour l’écoulement des récoltes vers les marchés urbains. Maïs, manioc, légumes et autres produits agricoles transitent habituellement par cet axe avant d’être commercialisés à Tshikapa et dans d’autres centres de consommation.
La détérioration de cette infrastructure a des conséquences directes sur les revenus des agriculteurs. Plusieurs producteurs affirment éprouver des difficultés à acheminer leurs marchandises, ce qui entraîne parfois des pertes importantes dues à la détérioration des produits ou à l’augmentation des coûts de transport.
Au-delà de l’impact économique, la situation affecte également l’accès aux services sociaux de base. Les habitants rencontrent des difficultés pour rejoindre les centres de santé, les établissements scolaires ou encore les administrations situées à Tshikapa, particulièrement pendant la saison des pluies.
Les acteurs de la société civile estiment que cette route mérite une attention urgente des autorités provinciales et nationales. Ils rappellent que le développement agricole, souvent présenté comme un moteur de croissance économique, passe inévitablement par la disponibilité d’infrastructures routières fonctionnelles.
Dans plusieurs provinces du pays, l’état des routes de desserte agricole demeure l’un des principaux obstacles à la valorisation du potentiel agricole local. Les experts soulignent régulièrement que l’amélioration de ces axes permettrait non seulement de soutenir la production, mais également de renforcer la sécurité alimentaire et les revenus des ménages ruraux.
Face à cette réalité, les habitants de la zone espèrent voir des travaux de réhabilitation engagés dans les meilleurs délais. Pour eux, la modernisation de cet axe routier constituerait un signal fort en faveur du développement des communautés rurales et de la relance des activités économiques locales.
Alors que les appels se multiplient, la route Tshikapa–Ngombe continue de symboliser les défis infrastructurels auxquels font face plusieurs territoires du pays. Pour les populations concernées, l’urgence n’est plus au constat mais à l’action, afin de mettre fin à ce qu’elles qualifient de véritable parcours du combattant au quotidien.
