19 octobre 2026
image_editor_output_image319787333-1792435439841
image editor output image319787333 1792435414478

La question du consentement sexuel au sein du couple a été au centre d’un procès fictif organisé lundi 19 octobre 2026 à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango, par la faculté de droit de l’Université du Kwango (UNIK). À travers cette mise en scène pédagogique, les étudiants ont abordé la problématique du viol conjugal et la nécessité de respecter la volonté de chaque époux dans les relations intimes.

Cette activité a permis de mettre en lumière une question souvent délicate dans les discussions sur le mariage : le lien matrimonial autorise-t-il un conjoint à imposer des rapports sexuels à l’autre, même lorsque celui-ci n’y consent pas ?

Le scénario présenté reposait sur le cas d’une femme dont l’état de santé nécessitait une période de repos prescrite par un médecin. Malgré cette recommandation, son mari estimait que le mariage lui donnait le droit d’exiger des rapports sexuels. Cette situation fictive a servi de support aux échanges autour du consentement et des limites des obligations conjugales.

Pour le chef de travaux Lieven Koko, vice-doyen de la faculté de droit de l’UNIK, l’objectif de cette initiative était avant tout éducatif. « Ce procès fictif revêt un caractère essentiellement pédagogique. Il vise à démontrer que, dans le mariage et au sein du foyer conjugal, les époux doivent privilégier le dialogue et respecter le consentement dans leurs relations », a-t-il expliqué.

Au-delà de la représentation judiciaire, l’exercice visait à encourager une meilleure compréhension des droits et des responsabilités de chacun dans le couple. Il a également permis d’aborder les conséquences des rapports sexuels imposés et l’importance de prendre en considération la santé, la volonté et la dignité du conjoint.

La question du viol conjugal demeure un enjeu juridique et social qui nécessite une sensibilisation continue. Le mariage ne doit pas être compris comme une autorisation permanente de disposer du corps de son partenaire, tandis que le dialogue et le respect mutuel restent essentiels dans les relations conjugales.

À travers ce procès fictif, la faculté de droit de l’Université du Kwango entend contribuer à la réflexion sur les violences sexuelles au sein du foyer et sur la place du consentement dans les relations intimes. Cette initiative rappelle l’importance de l’éducation juridique pour mieux faire connaître les droits individuels et favoriser des relations fondées sur le respect mutuel.

Source : YOKA INFOS