22 octobre 2026
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La journaliste Myriam Boketshu, connue pour ses interventions sur Top Congo FM, fait l’objet d’attaques verbales sur les réseaux sociaux après avoir exprimé son point de vue sur le présumé accord politique conclu entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi à Kingakati. Cette controverse relance le débat sur le respect des femmes journalistes et les limites de la confrontation politique en République démocratique du Congo.

Selon des informations rapportées par des médias congolais, les réactions hostiles ont suivi une intervention de la journaliste dans l’émission Le Débat, au cours de laquelle elle a répondu à une question d’auditeur portant sur cet accord controversé. Elle aurait notamment rappelé que Joseph Kabila avait déclaré détenir une copie du document et évoqué son droit à s’engager dans une lutte politique pacifique.

Ses propos ont suscité des réactions négatives de la part de certains internautes. Parmi les expressions rapportées figure l’insulte « femme maquillée comme une momie », une attaque visant son apparence plutôt que les arguments avancés dans le débat. D’autres internautes auraient également réclamé son arrestation. L’authenticité et l’origine de l’ensemble de ces publications n’ont toutefois pas été établies de manière indépendante.

Au-delà de la controverse autour de l’accord de Kingakati, cette affaire met en lumière les difficultés auxquelles les femmes journalistes peuvent être confrontées lorsqu’elles interviennent sur des sujets politiques sensibles. Les désaccords avec une opinion exprimée dans les médias font partie du débat public, mais les attaques fondées sur l’apparence ou le sexe de la personne détournent la discussion du fond.

L’accord de Kingakati reste lui-même un sujet de débat dans la classe politique congolaise. Joseph Kabila a évoqué publiquement l’existence d’un arrangement politique avec son successeur, tandis que les interprétations de cet accord continuent d’alimenter les discussions sur les relations entre les deux camps et sur l’évolution de la scène politique nationale.

Dans ce contexte, la controverse autour de Myriam Boketshu rappelle l’importance de distinguer la critique d’une opinion des attaques personnelles dirigées contre celle qui l’exprime. La liberté d’expression protège le débat contradictoire, sans pour autant justifier les insultes ou les intimidations.

À ce stade, les éléments disponibles ne permettent pas d’établir l’ampleur exacte des attaques ni de confirmer l’existence d’une campagne coordonnée contre la journaliste. Sa réaction personnelle et celle de son média n’ont pas été établies dans les informations consultées. Ces éléments restent importants pour compléter le dossier et rendre compte de cette controverse avec toute la rigueur nécessaire.

Source : YOKA INFOS