17 octobre 2026
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La fermeture de la route reliant Goma à Walikale, au Nord-Kivu, provoque une forte hausse des prix des produits de première nécessité, compliquant davantage le quotidien des ménages. Depuis environ un mois, cet axe routier est fermé par les rebelles du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), obligeant les commerçants à emprunter des itinéraires de contournement plus coûteux pour approvisionner plusieurs localités du territoire.

À Walikale, les conséquences de cette perturbation se font particulièrement sentir sur les marchés. Le prix d’un sachet de sel est passé de 1 500 à 5 000 francs congolais (FC), tandis qu’une tige de savon, vendue auparavant à 1 000 FC, se négocie désormais à 2 500 FC.

Cette augmentation réduit le pouvoir d’achat des habitants, notamment celui des familles aux revenus modestes, qui peinent à couvrir leurs besoins quotidiens. « Ici, nous souffrons énormément, vraiment ! », témoigne un habitant de Kibua, décrivant les difficultés rencontrées pour se procurer les produits indispensables.

La situation ne concerne pas uniquement Walikale-centre. Des hausses similaires sont signalées à Kibua, Mpofi, Mutongo et Pinga, où les perturbations de l’approvisionnement pèsent sur les consommateurs. Même certains produits locaux sont devenus plus chers : un verre de haricots, qui coûtait auparavant 500 FC, se vend aujourd’hui à 1 500 FC, tandis qu’un gobelet de farine de manioc est passé de 500 à 1 000 FC.

Du côté des opérateurs économiques, l’augmentation des coûts de transport est avancée comme principale explication. Les marchandises en provenance de Bukavu transitent par Walikale avant d’être acheminées vers Kibua et d’autres agglomérations. Pour les transporteurs venant de Goma, le passage par le Sud-Kivu allonge également les trajets et entraîne des dépenses supplémentaires.

Ces frais additionnels se répercutent sur les prix de vente, les commerçants cherchant à couvrir les coûts engagés pour acheminer les marchandises jusqu’aux marchés locaux. Les perturbations d’un axe important pour les échanges commerciaux affectent ainsi l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, des transporteurs aux consommateurs.

En attendant une amélioration de la situation sécuritaire et la reprise de la circulation sur la route Goma-Walikale, les habitants de ces localités restent confrontés à une hausse du coût de la vie. La réouverture de cet axe apparaît comme un enjeu majeur pour faciliter l’acheminement des marchandises et contribuer à une éventuelle stabilisation des prix.

Source : YOKA INFOS

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