Des partisans du PPRD à Kinshasa, le 14/05/2015 lors du congrès extraordinaire de ce parti. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a ordonné l’interdiction des activités de 13 partis politiques sur toute l’étendue du territoire national, selon un message officiel parvenu à Yoka Infos, attribué au Vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango.
Dans ce message officiel n° 25/CAB/VPM/MININTERSEDEC/SLBJ/BBSI daté du 15 octobre 2026, les autorités enjoignent aux services concernés de « prendre toutes les dispositions nécessaires pour exécution sans faille » de la mesure, « toutes affaires cessantes ». Le document a été transmis notamment à la présidence de la République, à la Primature, aux ministres en charge de l’Intérieur et des Affaires coutumières, ainsi qu’aux services de sécurité, dont la Police nationale congolaise et l’Agence nationale de renseignements.
Parmi les formations politiques visées figure en première position le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), fondé par l’ancien président Joseph Kabila. La liste comprend également le Leadership et gouvernance pour le développement (LGD), Piste-É, l’Alliance pour l’alternance et le progrès (AAP), l’Union démocratique africaine originelle (UDA Origi), le Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR), l’Alliance des travaillistes pour le développement (ATD), le Parti national pour la nouvelle énergie du Congo (PNEL), le Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), l’Union des patriotes congolais (UPC), l’Action pour la dignité du Congo et son peuple (ADCP), la Convention des fédéralistes pour la démocratie chrétienne (COFEDEC) et les Actions alternatives pour la renaissance du Congo (AARC).
Le message officiel ne précise pas les motifs juridiques ou politiques ayant conduit à cette décision, se limitant à ordonner son application immédiate sur l’ensemble des juridictions du pays. Les autorités demandent par ailleurs aux services destinataires d’accuser réception du message et d’en faire rapport.
Cette mesure intervient dans un contexte politique tendu, marqué par les échanges tendus entre le pouvoir et l’ancien président Joseph Kabila autour des conditions d’organisation d’un dialogue national, ainsi que par la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est du pays. Aucune réaction des partis concernés n’avait été enregistrée au moment de la publication de cet article.
Source : YOKA INFOS

Correspondant de YOKA INFOS à Bunia
Delphin ANECO est correspondant de YOKA INFOS à Bunia. Il couvre l’actualité politique, sécuritaire, économique et sociale en République démocratique du Congo, avec une attention particulière portée aux enjeux de la province de l’Ituri.