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11 juin 2026
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Face aux tentatives de spoliation signalées dans la Boucle de la Tshopo, l’Assemblée provinciale hausse le ton. Son président, le Dr Mateus Kanga Londimo, rappelle que cet espace protégé relève du domaine public de l’État et met en garde contre toute occupation ou vente illégale de terrains.

La préservation de la Boucle de la Tshopo est désormais érigée en priorité par les autorités provinciales. Ce jeudi 11 juin 2026, le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, le Dr Mateus Kanga Londimo, a exprimé sa ferme opposition à toute tentative d’occupation ou de commercialisation de cette aire protégée située sur la rive droite de la rivière Tshopo, en face du jardin zoologique et botanique de Kisangani.

Cette prise de position a été formulée au cours d’une rencontre réunissant notamment des membres de la communauté Komo, qui revendiquent des droits coutumiers sur cet espace, ainsi que le coordonnateur provincial de l’Environnement. L’échange a permis d’aborder les préoccupations liées à la préservation de ce site considéré comme l’un des principaux poumons écologiques de la ville.

Face aux revendications foncières exprimées par certains participants, le président de l’Assemblée provinciale a rappelé le caractère public et protégé de cette zone.

« Le sol et le sous-sol appartiennent à l’État », a-t-il déclaré, estimant qu’aucune disposition coutumière ne peut prévaloir sur les lois de la République lorsqu’il s’agit d’un espace relevant du domaine public.

Pour Mateus Kanga Londimo, la question dépasse largement le cadre d’un simple différend foncier. Elle touche directement à la protection de l’environnement, à la conservation des écosystèmes et à la sécurité des infrastructures essentielles dont dépend une grande partie de la population de Kisangani.

Au cours de son intervention, il a rappelé que la République démocratique du Congo occupe une place stratégique dans les efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique grâce à ses vastes ressources forestières et à sa biodiversité exceptionnelle.

« La RDC s’est engagée dans un couloir stratégique de développement durable où la protection de l’environnement n’est plus une option, mais une exigence absolue », a-t-il affirmé.

La Boucle de la Tshopo est considérée par les spécialistes comme une zone sensible sur le plan écologique. Sa couverture végétale contribue notamment à la régulation des écosystèmes locaux et à la protection de plusieurs infrastructures vitales installées à proximité.

Selon le président de l’Assemblée provinciale, une occupation anarchique de cet espace pourrait entraîner des conséquences importantes pour la ville. Il a notamment évoqué les risques susceptibles d’affecter les installations de la Société nationale d’électricité (SNEL) ainsi que celles de la Régie de distribution d’eau (REGIDESO), qui assurent l’approvisionnement de Kisangani en électricité et en eau potable.

« Nos aïeux n’étaient pas fous de préserver cet espace. Nous n’accepterons pas qu’il soit sacrifié sur l’autel d’intérêts égoïstes », a-t-il insisté.

Cette sortie intervient dans un contexte où plusieurs alertes ont été lancées ces derniers mois sur des tentatives présumées de vente de parcelles à l’intérieur ou aux abords de la zone protégée. Des pratiques qui inquiètent aussi bien les acteurs environnementaux que les autorités provinciales.

Pour l’Assemblée provinciale, la protection de la Boucle de la Tshopo constitue un enjeu à la fois écologique, économique et sécuritaire. Les autorités estiment que la préservation de cet espace est indispensable pour garantir un développement durable de Kisangani et préserver les ressources naturelles dont dépend la population.

Sans annoncer de mesures précises, Mateus Kanga Londimo a toutefois laissé entendre que l’État n’hésiterait pas à faire appliquer la loi contre toute personne impliquée dans des actes de spoliation ou de destruction de cette aire protégée.

À travers cette position, l’Assemblée provinciale entend réaffirmer son engagement en faveur de la protection du patrimoine environnemental de la Tshopo. Un message qui se veut également un avertissement à l’endroit de tous ceux qui seraient tentés de transformer un espace stratégique pour l’intérêt collectif en source de profit individuel.

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