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15 mai 2026
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Human Rights Watch affirme avoir recueilli plusieurs témoignages de femmes victimes de violences sexuelles lors de l’occupation d’Uvira par l’AFC/M23 et les forces rwandaises entre décembre 2025 et janvier 2026.

De nouvelles accusations de graves violations des droits humains émergent dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans un rapport publié le 13 mai 2026, Human Rights Watch (HRW) affirme avoir documenté plusieurs cas de violences sexuelles commises contre des femmes à Uvira, au Sud-Kivu, durant la période d’occupation de la ville par les rebelles de l’AFC/M23 et des éléments présentés comme appartenant aux forces rwandaises.

Selon l’organisation internationale, les faits se seraient déroulés entre décembre 2025 et janvier 2026 dans différents quartiers de la ville ainsi que dans certaines zones périphériques. Les survivantes interrogées décrivent des agressions commises dans leurs habitations ou dans des champs, souvent sous la menace d’armes à feu.

HRW indique avoir recueilli des témoignages de femmes affirmant avoir reconnu certains assaillants à travers leurs uniformes, leurs équipements militaires ainsi que l’usage du kinyarwanda pendant les opérations.

Dans plusieurs récits rapportés par l’ONG, des victimes expliquent avoir été attaquées alors qu’elles cherchaient de la nourriture ou tentaient de poursuivre leurs activités quotidiennes malgré l’insécurité persistante dans la région.

Le rapport souligne également les difficultés d’accès aux soins médicaux pour les survivantes. Certaines femmes affirment ne pas avoir pu bénéficier rapidement de traitements adaptés après les agressions, notamment des kits de prophylaxie post-exposition destinés à prévenir certaines infections.

Human Rights Watch estime que l’insuffisance des services médicaux et psychosociaux dans les zones touchées par les conflits continue d’aggraver la situation des victimes de violences sexuelles dans l’Est du pays.

L’organisation appelle les autorités congolaises ainsi que les instances internationales à ouvrir des enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités et de poursuivre les auteurs présumés de ces actes.

Ces révélations interviennent dans un contexte sécuritaire toujours tendu dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les affrontements armés continuent d’exposer les populations civiles à de nombreuses violations des droits humains.

Abdoul ULAFIA

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