google-site-verification=khJV8gYQX3pqPdrOCccGsiqbSm3rRvgPUgZCBwmNYQI

14 mai 2026
938663
938663

Les autorités provinciales de l’Ituri et plusieurs partenaires humanitaires ont tiré la sonnette d’alarme sur l’expansion des réseaux de traite des êtres humains opérant le long de la frontière entre la RDC et l’Ouganda.

La province de l’Ituri fait face à une montée inquiétante de la traite des êtres humains et du trafic illicite de migrants dans ses zones frontalières avec l’Ouganda. L’alerte a été lancée mercredi 13 mai 2026 à Bunia lors d’un atelier réunissant autorités provinciales, services de sécurité, organisations humanitaires et partenaires internationaux.

Organisée dans le cadre du projet Borderlands financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), cette rencontre visait à évaluer l’ampleur du phénomène devenu une préoccupation sécuritaire et humanitaire majeure dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon les résultats présentés par les experts de l’OIM, plus de 450 pistes clandestines échappent actuellement au contrôle des autorités entre l’Ituri et l’Ouganda. Ces voies sont régulièrement utilisées par des réseaux criminels impliqués dans la traite humaine, le trafic de migrants et d’autres activités illégales transfrontalières.

Les enquêtes menées dans les territoires frontaliers révèlent plusieurs formes d’exploitation touchant principalement les femmes et les enfants. Parmi les pratiques recensées figurent les mariages forcés, l’exploitation sexuelle, le travail forcé dans les mines et les champs agricoles, ainsi que le recrutement dans des groupes armés.

Les données dévoilées au cours de l’atelier font également état de plus de 250 cas de disparition d’enfants enregistrés en une année dans la province, ainsi que de milliers de violences sexuelles basées sur le genre.

Représentant le gouverneur militaire de l’Ituri, le directeur de cabinet adjoint chargé de l’économie et des finances, Dieudonné Omasombo, a réaffirmé l’engagement des autorités provinciales à soutenir les initiatives visant à protéger les populations civiles contre ces réseaux criminels.

Face à cette situation, les participants ont recommandé le renforcement des dispositifs de surveillance aux frontières, l’amélioration de la coopération entre la RDC et l’Ouganda ainsi que la formation des services de sécurité spécialisés dans la lutte contre la traite humaine.

Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante et les déplacements de populations dans l’est du pays, plusieurs intervenants ont estimé que la lutte contre ce phénomène nécessite une réponse coordonnée impliquant les autorités, les organisations humanitaires et les communautés locales.

Laisser un commentaire

error: Contenu protégé © YOKA INFOS – Reproduction interdite sans autorisation.