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La découverte du corps sans vie d’un conducteur de moto-taxi a provoqué une vive émotion à Beni, dans le Nord-Kivu. Des motocyclistes sont descendus dans les rues pour dénoncer l’insécurité grandissante visant leur corporation.
La ville de Beni a connu une montée de tension dans la soirée du mardi 12 mai 2026 après l’assassinat d’un motocycliste sur l’axe routier reliant la ville à la rivière Semuliki.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, le corps de la victime a été retrouvé entre Nyaleke et la rivière Semuliki. Le conducteur de moto-taxi aurait été abattu par des hommes armés non encore identifiés.
Ce drame a immédiatement suscité la colère des membres de la corporation des motocyclistes, qui dénoncent depuis plusieurs mois leur exposition permanente à l’insécurité dans cette région du Nord-Kivu.
En réaction, plusieurs conducteurs de moto-taxi ont organisé des mouvements de protestation dans certains quartiers de la ville pour réclamer davantage de protection et l’ouverture d’enquêtes sérieuses sur les violences visant leur profession.
Des motocyclistes interrogés estiment que leur collègue aurait été tué après avoir refusé de transporter un colis pour un individu armé. Toutefois, aucune confirmation officielle n’a encore été donnée par les autorités sécuritaires sur les circonstances exactes de l’incident.
Le corps de la victime a été transféré à la morgue de Beni pendant que les discussions se poursuivent entre les responsables de la corporation et les autorités locales afin d’éviter une escalade de tensions.
Ce mercredi matin, le calme restait relativement précaire dans plusieurs points de la ville. Les motocyclistes ont néanmoins annoncé l’observation d’une journée sans activités pour dénoncer l’insécurité et rendre hommage à leur collègue décédé.
Dans cette partie du Nord-Kivu, les conducteurs de moto-taxi figurent parmi les catégories les plus exposées aux attaques armées, particulièrement sur les axes périphériques où les cas d’agressions, de braquages et d’assassinats sont régulièrement signalés.
Abdoul ULAFIA
