
Après plusieurs heures de captivité, un prêtre catholique, un jeune couple et leur chauffeur ont retrouvé la liberté dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Leur libération met fin à une vive inquiétude qui avait gagné les familles des victimes ainsi que la communauté catholique locale après leur enlèvement sur l’axe Kiwanja–Kanyabayonga.
Un vent de soulagement souffle sur le territoire de Rutshuru après la libération de quatre personnes enlevées par des hommes armés à proximité du parc national des Virunga. Parmi les personnes relâchées figurent l’abbé Gédéon Bahati, un jeune couple ainsi que leur chauffeur, capturés alors qu’ils circulaient sur l’un des axes routiers les plus sensibles de la province du Nord-Kivu.
Selon les informations rapportées par plusieurs sources locales, les victimes avaient été enlevées dans la journée du samedi 30 mai sur l’axe Kiwanja–Kanyabayonga, une route régulièrement confrontée à des incidents sécuritaires liés à la présence de groupes armés.
Leur disparition avait rapidement suscité une vive émotion au sein de la population locale et de la communauté catholique, particulièrement après les premiers témoignages faisant état de leur enlèvement dans une zone réputée instable.
La bonne nouvelle de leur libération est intervenue moins de deux jours après les faits. Si les circonstances exactes de leur remise en liberté n’ont pas été officiellement détaillées, leur retour sain et sauf a été accueilli avec satisfaction par leurs proches ainsi que par plusieurs acteurs de la société civile.
Cette affaire avait également retenu l’attention en raison de l’implication de membres du clergé. Lors des premiers éléments rapportés, un autre prêtre, l’abbé Joachim Kawaya, avait été libéré peu après son enlèvement en raison de son état de santé, tandis que l’abbé Gédéon Bahati et les autres otages étaient restés aux mains de leurs ravisseurs.
La libération des quatre personnes intervient dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans plusieurs territoires du Nord-Kivu. Malgré les opérations militaires en cours, les enlèvements, attaques armées et actes de banditisme continuent d’être signalés sur certains axes routiers stratégiques de la province.
Les organisations de la société civile et les responsables religieux appellent régulièrement au renforcement des mesures de protection des populations civiles, particulièrement dans les zones où les déplacements restent risqués.
Pour de nombreux habitants de Rutshuru, cette issue heureuse ne doit cependant pas faire oublier les défis sécuritaires persistants dans la région. Plusieurs observateurs estiment que la multiplication des enlèvements constitue un signal préoccupant qui nécessite une réponse durable des autorités compétentes.
La libération de ces otages représente néanmoins une lueur d’espoir pour les familles concernées et pour la communauté locale. Elle rappelle également l’urgence de poursuivre les efforts visant à restaurer la sécurité sur les principaux axes routiers du Nord-Kivu afin de garantir la libre circulation des personnes et la protection des civils.
Alors que les proches des victimes célèbrent leur retour, les regards restent tournés vers les autorités sécuritaires, appelées à intensifier les actions de prévention afin d’éviter de nouveaux drames dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.
