
Neuf civils pris en otage lors de la récente attaque des rebelles ADF à Mbau, dans le territoire de Beni, ont été libérés grâce aux opérations menées par les FARDC avec l’appui de l’armée ougandaise. Malgré cette avancée, le bilan humain de l’incursion demeure lourd et les opérations de traque se poursuivent dans la région.
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé ce mercredi 4 juin la libération de neuf civils qui avaient été enlevés lors de l’attaque attribuée aux rebelles ADF-MTM-ISCAP dans la nuit du 2 au 3 juin à Mbau, en territoire de Beni, au Nord-Kivu.
Selon le lieutenant Marc Elongo Kyondwa, porte-parole du secteur opérationnel Sokola 1 Grand Nord, ces personnes ont retrouvé la liberté à la suite des opérations de poursuite engagées immédiatement après l’incursion des assaillants. Les interventions ont été menées avec l’appui de l’armée ougandaise dans le cadre de la coopération sécuritaire entre les deux pays contre les groupes armés actifs dans la région.
Cette libération constitue une note d’espoir pour les familles concernées, mais elle ne fait pas oublier les conséquences dramatiques de cette attaque. Plusieurs civils figurent parmi les victimes enregistrées lors de l’assaut. Des hommes, des femmes ainsi qu’un enfant ont été touchés au cours des violences.
Selon les informations communiquées par les autorités militaires, l’enfant blessé lors de l’attaque a succombé à ses blessures à l’hôpital de Mbau. Un militaire des FARDC a également été blessé au cours des affrontements qui ont opposé les forces de sécurité aux assaillants.
Les autorités estiment que cette offensive pourrait être liée aux récentes opérations militaires menées contre les ADF dans la région. L’armée congolaise considère notamment cette attaque comme une possible action de représailles après la neutralisation d’un chef rebelle identifié sous le nom d’Ismaël Abou Hussein dans la localité de Nakota.
Depuis plusieurs années, le territoire de Beni reste l’un des principaux foyers d’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo. Malgré les opérations conjointes menées par les FARDC et l’armée ougandaise, les ADF continuent de représenter une menace pour les populations civiles, multipliant les incursions contre les villages et les axes routiers.
Face à cette situation, les forces de sécurité affirment maintenir la pression sur les groupes armés. Les opérations de ratissage et de poursuite se poursuivent actuellement dans plusieurs secteurs afin de retrouver d’éventuels assaillants encore en fuite et prévenir de nouvelles attaques.
Pour les habitants de Mbau et des localités environnantes, la priorité demeure le retour durable de la sécurité. Chaque nouvelle attaque ravive les traumatismes d’une population qui vit depuis plusieurs années sous la menace constante des violences armées.
Alors que neuf otages ont pu être sauvés grâce à l’intervention des forces engagées sur le terrain, les autorités militaires promettent de poursuivre leurs efforts pour neutraliser les groupes armés responsables de l’insécurité dans la région. Pour les familles endeuillées, l’espoir reste désormais de voir la paix s’installer durablement dans cette partie du Nord-Kivu.
Par : Delphin ANECO
