
La ville de Kisangani fait désormais face à une vigilance sanitaire renforcée après la confirmation de quatre cas de maladie à virus Ebola, dont deux décès. Les autorités sanitaires multiplient les mesures de riposte afin d’empêcher toute transmission communautaire et de contenir la propagation du virus dans la province de la Tshopo.
Au 10 juillet 2026, les données épidémiologiques faisaient état de quatre cas confirmés d’Ebola à Kisangani, répartis dans trois zones de santé. Makiso-Kisangani enregistre deux cas, tandis que Mangobo et Lubunga comptent chacune un cas. Parmi les personnes infectées, deux sont décédées, portant le bilan provisoire à deux morts dans le chef-lieu de la Tshopo.
La situation a évolué davantage ce dimanche 12 juillet avec le décès d’un patient atteint d’Ebola à l’Hôpital du Cinquantenaire de Kisangani, confirmant la gravité de la résurgence de la maladie et la nécessité de renforcer les dispositifs de prise en charge et de prévention.
Selon les équipes de la riposte, l’un des cas confirmés concernait une personne en provenance de Nia-Nia, en Ituri, province considérée comme l’épicentre actuel de l’épidémie. Arrivé à Kisangani, ce patient est décédé avant d’être pris en charge, illustrant les risques liés aux déplacements entre les provinces affectées.
Les autorités sanitaires indiquent que plus de 120 personnes ayant été en contact avec les malades sont actuellement placées sous surveillance sanitaire. En parallèle, plusieurs cas suspects restent en cours d’investigation afin de déterminer s’ils sont liés ou non au virus Ebola.
Pour limiter la propagation de la maladie, les équipes de riposte poursuivent les opérations de recherche des contacts, de sensibilisation communautaire, de désinfection des sites à risque ainsi que le suivi médical des personnes exposées. Médecins, infirmiers, épidémiologistes, agents communautaires et volontaires de la Croix-Rouge sont mobilisés dans les différentes zones concernées.
La position géographique de Kisangani, principal carrefour routier, fluvial et aérien reliant plusieurs provinces du pays, constitue un défi supplémentaire pour les autorités sanitaires. Cette forte mobilité des populations accroît le risque de propagation du virus si les mesures de prévention ne sont pas rigoureusement respectées.
Face à cette menace, le gouvernement provincial et le ministère de la Santé ont renforcé les contrôles sanitaires aux principaux points d’entrée de la province. D’autres mesures, notamment la surveillance épidémiologique, la sensibilisation des communautés et l’encadrement des enterrements dignes et sécurisés, ont également été intensifiées.
Les autorités sanitaires rappellent que toute personne présentant une forte fièvre, des vomissements, des diarrhées, des saignements inhabituels ou tout autre symptôme évocateur d’Ebola doit être signalée immédiatement aux services de santé. Elles invitent également la population à éviter tout contact avec les liquides biologiques des personnes malades et à suivre strictement les recommandations des équipes de riposte.
Si les cas confirmés à Kisangani sont, selon les autorités, liés à des contaminations importées de l’Ituri, la vigilance demeure de mise. Les responsables de la riposte estiment que la détection précoce des cas, le suivi rigoureux des contacts et l’adhésion de la population aux mesures sanitaires seront déterminants pour interrompre la chaîne de transmission et éviter une propagation plus large de la maladie dans la province de la Tshopo.
