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14 juillet 2026
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Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Roger Samuel Kamba, a assuré que les quatre cas confirmés de maladie à virus Ebola enregistrés à Kisangani sont tous importés de la province voisine de l’Ituri. Il a toutefois appelé à une vigilance accrue afin d’empêcher toute transmission locale de la maladie dans la province de la Tshopo.

Réuni ce dimanche 12 juillet 2026 au gouvernorat de province de la Tshopo avec les autorités provinciales et les équipes de la riposte, le ministre de la Santé a fait le point sur l’évolution de l’épidémie d’Ebola dans la région. À l’issue de cette rencontre d’évaluation, Roger Samuel Kamba s’est voulu rassurant tout en soulignant la nécessité de maintenir un haut niveau de vigilance.

Face à la presse, il a précisé que les quatre cas confirmés à Kisangani proviennent tous de la province de l’Ituri, actuellement confrontée à une recrudescence de la maladie.

« La population doit retenir que les quatre cas que nous avons sont des cas importés. Ils sont tous venus de l’Ituri. Toutefois, puisqu’ils ont été pris en charge à Kisangani, nous considérons que la ville est désormais touchée », a déclaré le ministre.

Selon les données présentées au cours de la réunion, les cas confirmés sont répartis dans les zones de santé de Makiso-Kisangani (deux cas), Mangobo (un cas) et Lubunga (un cas). Deux décès ont déjà été enregistrés parmi les personnes infectées. Les autorités sanitaires indiquent également que 129 contacts actifs ont été identifiés, mais seuls 42 faisaient l’objet d’un suivi régulier au moment de l’évaluation, un niveau jugé insuffisant au regard des exigences de la riposte.

Pour prévenir une propagation communautaire, le gouvernement entend renforcer rapidement les capacités de réponse. Parmi les mesures annoncées figurent la construction de quatre Centres de traitement Ebola (CTE) à Bafwasende, Makiso, Kabondo et Lubunga, le déploiement d’ambulances, de véhicules et de 150 motos, ainsi que le renforcement de la surveillance épidémiologique, des capacités des laboratoires et des dispositifs de prévention et de contrôle des infections.

Le ministre a également insisté sur le rôle déterminant de la population dans la lutte contre l’épidémie, invitant les habitants à signaler sans délai tout cas suspect aux services de santé.

« Tous les médecins ont été sensibilisés. Chaque cas suspect doit être signalé afin qu’il soit investigué et, si nécessaire, qu’un prélèvement soit effectué. C’est grâce à cette vigilance collective que nous pourrons stopper la propagation de la maladie », a-t-il affirmé.

La proximité de certaines zones de santé de la Tshopo avec les foyers actifs de l’Ituri, notamment Bafwasende et Wanierukula, accroît le risque d’une propagation du virus. Cette situation pousse les autorités sanitaires à intensifier les actions de prévention, de sensibilisation et de surveillance afin d’éviter l’apparition de cas de transmission locale.

En réaffirmant que les cas enregistrés à Kisangani sont, à ce stade, importés, le gouvernement cherche à rassurer la population tout en rappelant que la lutte contre Ebola exige une mobilisation collective. Les autorités sanitaires invitent ainsi les habitants à respecter les mesures de prévention et à collaborer avec les équipes de riposte pour contenir durablement l’épidémie dans la province de la Tshopo.

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