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9 juin 2026
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L’opposant Olivier Kamitatu a vivement critiqué le président Félix Tshisekedi, l’accusant de privilégier les discussions avec les groupes armés plutôt qu’un dialogue avec les forces politiques nationales. Cette sortie intervient dans un contexte marqué par les tensions sécuritaires persistantes dans l’est de la RDC et les débats autour de la gouvernance du pays.

Le débat politique continue de s’intensifier en République démocratique du Congo. Olivier Kamitatu, figure de l’opposition et proche de l’ancien gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, a adressé de sévères critiques au président Félix Tshisekedi, remettant en cause sa gestion de la crise sécuritaire et du dialogue politique national.

Dans une déclaration relayée ce lundi, l’opposant a dénoncé ce qu’il considère comme une absence de concertation avec les principales forces politiques du pays. Selon lui, les autorités accorderaient davantage d’attention aux discussions liées aux groupes armés qu’aux revendications exprimées par une partie de la classe politique et de la société civile.

« Il négocie avec le M23, pas avec son peuple », a notamment affirmé Olivier Kamitatu, une formule qui a rapidement suscité des réactions dans les milieux politiques congolais.

Cette prise de position intervient alors que la RDC fait face à une situation sécuritaire complexe dans sa partie orientale. Depuis plusieurs mois, les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), les groupes d’autodéfense Wazalendo et les rebelles de l’AFC/M23 continuent d’alimenter l’instabilité dans plusieurs territoires du Nord-Kivu.

Parallèlement aux opérations militaires, diverses initiatives diplomatiques ont été engagées au niveau régional et international afin de favoriser une désescalade des tensions et de créer les conditions d’un retour durable à la paix. Ces démarches font régulièrement l’objet de débats au sein de la classe politique congolaise, où les avis divergent sur les stratégies à privilégier.

Pour Olivier Kamitatu, la résolution des crises auxquelles le pays est confronté passe également par un dialogue national inclusif. L’opposant estime que les préoccupations liées à la gouvernance, à la cohésion nationale et à la sécurité méritent une concertation plus large entre les différents acteurs politiques.

Cette déclaration intervient également dans un contexte marqué par les discussions autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, un sujet qui alimente de vives controverses entre la majorité et l’opposition. Plusieurs leaders politiques réclament davantage d’échanges sur les grandes orientations du pays, tandis que les autorités affirment poursuivre leurs efforts pour répondre aux défis sécuritaires et institutionnels.

Du côté du pouvoir, aucune réaction officielle n’avait été enregistrée au moment de la publication de ces propos. Toutefois, les responsables de la majorité soutiennent régulièrement que les initiatives engagées visent avant tout à préserver l’intégrité territoriale et à restaurer la paix dans les provinces affectées par les conflits armés.

Au-delà de la polémique politique, les déclarations de Kamitatu traduisent les profondes divergences qui persistent sur la manière de gérer les crises auxquelles la RDC est confrontée. Elles illustrent également l’importance croissante des questions de dialogue politique dans le débat national.

Alors que les défis sécuritaires demeurent préoccupants dans l’est du pays, les appels à une plus grande cohésion entre les acteurs politiques continuent de se multiplier. Reste à savoir si ces revendications déboucheront sur de nouvelles initiatives de concertation ou si elles alimenteront davantage les tensions sur la scène politique congolaise.

Par : Abdoul ULAFIA

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