23 octobre 2026
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Le ministre d’État chargé de la Justice, Guillaume Ngefa, a confirmé l’arrestation de Fils Benoît Mukoko, cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), à la suite de propos controversés appelant notamment à la distribution d’armes à Kinshasa. Le responsable politique, arrêté jeudi 22 octobre 2026 à son domicile dans la commune de Lemba, sera traduit en justice, a annoncé le ministre lors d’un briefing de presse tenu ce vendredi.

Face à la presse, aux côtés du ministre de la Communication et des Médias, Guillaume Ngefa a fermement condamné les déclarations attribuées à Fils Mukoko, estimant qu’elles constituent une incitation à la violence incompatible avec l’État de droit.

« L’incitation à la violence, un gouvernement responsable ne peut pas l’accepter. Nous avons pris une injonction. La personne, aujourd’hui, a été arrêtée et va être jugée », a déclaré le ministre de la Justice.

Selon les informations rapportées par Actualité.cd, Fils Mukoko avait tenu des propos appelant à distribuer des machettes et d’autres armes, notamment sur des terrains de football, dans des églises et des universités. Il avait également évoqué l’organisation d’un sit-in devant l’ambassade de Belgique à Kinshasa.

Pour Guillaume Ngefa, les plateformes numériques ne peuvent servir de refuge à des discours susceptibles de provoquer des violences. Il a rappelé que les infractions commises sur les réseaux sociaux relèvent de la législation congolaise et peuvent entraîner des poursuites judiciaires.

« Que vous soyez de l’UDPS ou pas, il faut que vous soyez jugé. Et c’est ce que nous sommes en train de faire. Et il (Fils Mukoko) sera jugé », a insisté le ministre, soulignant que l’appartenance politique ne doit pas soustraire un citoyen à l’application de la loi.

Cette arrestation intervient après plusieurs mesures prises à l’encontre de l’intéressé. Ancien directeur général adjoint de la Régie d’assainissement de Kinshasa (RASKIN), Fils Mukoko avait été révoqué de ses fonctions après sa suspension. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) lui avait également imposé un embargo médiatique de 88 jours.

De son côté, l’UDPS s’est désolidarisée de ses déclarations et a réaffirmé son attachement à la non-violence. Le gouvernement avait lui aussi condamné ses propos, les qualifiant d’irresponsables et appelant la justice à en tirer les conséquences.

L’annonce de Guillaume Ngefa marque désormais une nouvelle étape dans cette affaire, qui soulève la question de la responsabilité des acteurs politiques dans leurs prises de parole publiques, notamment sur les réseaux sociaux. La suite de la procédure judiciaire devra établir les faits retenus contre Fils Mukoko et déterminer les éventuelles responsabilités conformément à la loi.

Source : YOKA INFOS