23 octobre 2026
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Un collectif regroupant plusieurs organisations de la diaspora congolaise a exprimé son indignation après les perquisitions menées en Belgique dans le cadre d’une enquête judiciaire visant des membres de l’entourage du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Dans une correspondance adressée jeudi 22 octobre 2026 aux autorités belges, ces structures demandent que la procédure soit conduite dans le respect de la souveraineté congolaise et mettent en garde contre ses possibles répercussions politiques et diplomatiques.

Le Collectif international de la diaspora congolaise (CIDC), avec plusieurs associations établies notamment en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne, au Royaume-Uni et au Canada, conteste l’approche adoptée par la justice belge. Le courrier a notamment été adressé au roi des Belges, au Premier ministre, aux ministres concernés, aux parlementaires fédéraux ainsi qu’à l’ambassadrice de Belgique en République démocratique du Congo.

Dans cette correspondance, les organisations signataires disent observer les procédures avec « un mélange d’incompréhension et d’affliction ». Elles estiment que le contexte sécuritaire particulièrement tendu en RDC aurait dû inciter les autorités à mesurer les conséquences politiques de telles opérations, alors que le pays fait face à la guerre dans sa partie orientale.

Le collectif considère que le calendrier et les méthodes des interventions judiciaires soulèvent des interrogations sur leur neutralité. Il redoute notamment que cette affaire accentue les divisions au sein de la communauté congolaise et détourne l’attention des efforts de cohésion nationale face à l’insécurité dans l’Est du pays.

Les signataires appellent ainsi les autorités belges à prendre en compte les conséquences potentielles de ces procédures et à veiller au respect de la souveraineté du peuple congolais. Ils insistent également sur la nécessité de préserver les relations entre Kinshasa et Bruxelles, liées par une histoire commune et des intérêts diplomatiques importants.

Cependant, les critiques du collectif ne constituent pas, à elles seules, une preuve d’une éventuelle intervention politique dans l’enquête. Devant la Chambre des représentants belge, le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a rejeté tout lien entre les perquisitions et une influence politique du gouvernement belge, dénonçant une campagne de désinformation susceptible de fragiliser les relations bilatérales.

Les opérations judiciaires concernent des membres de l’entourage du chef de l’État congolais soupçonnés de faits présumés, notamment de détournement de fonds et de blanchiment de capitaux. Ces soupçons doivent être distingués de toute culpabilité établie, tandis que l’UDPS, famille politique de Félix Tshisekedi, dénonce une démarche qu’elle considère comme une tentative de déstabilisation.

À travers cette prise de position, les organisations de la diaspora veulent attirer l’attention des autorités belges sur les répercussions qu’elles redoutent de cette affaire. L’évolution de la procédure judiciaire et les réactions officielles qui suivront permettront de mieux apprécier ses conséquences sur le débat politique congolais et les relations entre les deux pays.

Source : YOKA INFOS