16 octobre 2026
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Dix personnes ont été tuées dans la nuit du jeudi au vendredi 16 octobre 2026 lors d’une attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) contre plusieurs carrés miniers du territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Selon les informations rapportées par Actualité.cd, les assaillants ont ciblé plusieurs sites du groupement Bakaheku, dans la chefferie de Babila Babombi, tandis que le bilan communiqué par les acteurs locaux reste à confirmer par les autorités sécuritaires.

D’après Actualité.cd, qui cite Rams Malikidoko, membre de l’équipe de monitoring de l’Action pour la paix et le développement de Mambasa (APDEF), les assaillants ont attaqué les sites miniers de Makimbilio, Biasiko et Makamanda, avant de se diriger vers Mangadi.

Le bilan avancé par cette structure fait état de dix morts, dont une femme. Parmi les victimes masculines citées figurent Muhindo Malikidogo Emmanuel, frère de Rams Malikidoko, ainsi que Maseka, Pepe, Kakereheti et Mapeu.

Le témoignage relayé par Actualité.cd fait également état d’un bébé qui aurait été abandonné sur les lieux après la mort de sa mère.

« Le bilan s’élève à dix personnes tuées, parmi lesquelles une femme, sur qui on a abandonné un bébé », a déclaré Rams Malikidoko, cité par ce média.

Après cette attaque, Rams Malikidoko a critiqué la réponse des forces de sécurité face à la menace des ADF. Il appelle à une action plus efficace pour protéger les populations civiles exposées aux incursions des groupes armés.

« Si les militaires sont fatigués de combattre l’ennemi, qu’ils soient remplacés et qu’on amène d’autres ayant encore le souci de la population », a-t-il déclaré, selon Actualité.cd.

La situation sécuritaire est également préoccupante dans le groupement voisin de Babila Teturi. D’après les informations rapportées par le même média, Grâce Kakundo Kasamba, coordonnateur de la Nouvelle Société civile congolaise dans cette entité, a signalé l’incendie d’une moto à Mambei le 14 octobre, ainsi que la prise en otage de trois civils le 15 octobre dans la même zone.

« Cette situation insécurise davantage notre population qui vit dans la psychose et l’angoisse permanente », a-t-il déploré, appelant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à intensifier les patrouilles et les opérations de traque.

Cette nouvelle incursion intervient alors que plusieurs attaques attribuées aux ADF ont été signalées ces dernières semaines dans le territoire de Mambasa. Le 7 octobre, deux civils avaient notamment été tués à Longela, dans le groupement de Babila-Babombi, selon la Nouvelle Société civile congolaise, citée par Actualité.cd dans une précédente publication.

La répétition de ces violences alimente les inquiétudes des communautés locales, particulièrement dans les zones où les populations vivent et travaillent à proximité des sites miniers.

Face à cette situation, les acteurs de la société civile réclament un renforcement des dispositifs de sécurité et une intensification des opérations destinées à prévenir de nouvelles attaques.

Le bilan de dix morts annoncé après l’attaque des carrés miniers reste toutefois à confirmer officiellement. En attendant une communication des autorités sécuritaires, les témoignages relayés par Actualité.cd mettent en évidence les préoccupations persistantes des habitants de Mambasa face aux violences attribuées aux ADF.

Source : YOKA INFOS

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