16 octobre 2026
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Depuis la prison centrale de Makala, à Kinshasa, Nathanaël Onokomba a vivement critiqué le déroulement de son procès devant le Tribunal de grande instance (TGI) de la Gombe, à l’issue de l’audience de ce vendredi 16 octobre 2026. Dans une déclaration rendue publique, il dénonce ce qu’il considère comme une série d’irrégularités dans la conduite des débats et affirme faire l’objet d’un « complot politico-ecclésiastique ».

Dans son message, Nathanaël Onokomba met notamment en cause la gestion de l’audience par le tribunal. Il reproche aux magistrats d’avoir interrompu la plaidoirie de ses avocats, refusé de lui accorder à nouveau la parole et écarté plusieurs préalables soulevés par sa défense.

« Le comportement complètement hostile à la défense […] prouve que mon procès s’éloigne de plus en plus de la justice et du droit », affirme-t-il, estimant que la conduite des débats ne lui permet pas de défendre convenablement sa cause.

L’intéressé critique également ce qu’il décrit comme une volonté de conclure rapidement l’audience, alors que, selon lui, les préoccupations de sa défense n’auraient pas été suffisamment examinées. Il considère le rejet de ses moyens d’ordre public comme un autre élément illustrant, à ses yeux, le caractère contestable de la procédure.

Au-delà du déroulement des audiences, Nathanaël Onokomba conteste la poursuite de la procédure devant le TGI de la Gombe. Il affirme avoir déjà été acquitté par le Tribunal militaire de garnison et reproche à la juridiction civile de ne pas tenir compte de cette décision.

« Comment expliquer que le Tribunal de grande instance de la Gombe refuse tout bonnement d’appliquer le jugement rendu par le tribunal militaire de garnison m’ayant acquitté ? Je tends à être jugé deux fois pour les mêmes faits », déclare-t-il.

Cette affirmation soulève la question de la portée du jugement militaire invoqué et de ses éventuelles conséquences sur la procédure en cours. Toutefois, les éléments disponibles ne permettent pas d’établir les faits précis concernés, le contenu intégral de la décision d’acquittement ni les motifs juridiques retenus par le TGI de la Gombe pour poursuivre l’affaire.

La vérification de ces éléments, ainsi que la position du tribunal et celle des autres parties à la procédure, demeure nécessaire pour éclairer les enjeux judiciaires du dossier.

Dans sa déclaration, Nathanaël Onokomba va au-delà de ses critiques procédurales en évoquant un « complot politico-ecclésiastique ». Il estime que les décisions prises au cours de son procès témoignent d’une hostilité à son égard, sans toutefois apporter, dans le message rendu public, d’éléments permettant d’établir l’existence d’une telle concertation.

Il déplore également ce qu’il considère comme une contradiction entre les principes démocratiques proclamés par la République démocratique du Congo et la manière dont son affaire est traitée.

« Si on ne respecte pas les lois de la République, respectons au moins la dénomination de notre pays : République démocratique du Congo », conclut-il depuis la prison centrale de Makala.

À ce stade, ces accusations reflètent la position exprimée par le prévenu. La réponse du TGI de la Gombe, les observations du ministère public et les précisions sur le jugement militaire évoqué permettraient de mieux comprendre les arguments des différentes parties et l’évolution de cette procédure judiciaire.

Source : YOKA INFOS

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