16 octobre 2026
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La prison centrale de Makala, à Kinshasa, fait face à une surpopulation carcérale alarmante, avec 16.238 détenus pour une capacité initiale de 1.500 places. En visite dans cet établissement jeudi 15 octobre 2026, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a alerté sur la dégradation des conditions de détention et annoncé des mesures urgentes pour faire face à cette situation.

En l’espace d’une année, le nombre de détenus a pratiquement doublé, passant d’environ 8.000 à plus de 16.000 personnes, sans augmentation du budget de fonctionnement de la prison, selon le ministre. Cette évolution accentue la pression sur les infrastructures, les services sanitaires et les conditions de prise en charge des personnes privées de liberté.

« La population carcérale a pratiquement doublé depuis ma première visite, passant d’environ 8.000 à plus de 16.000 détenus en une année, sans augmentation du budget de fonctionnement », a déclaré Guillaume Ngefa, évoquant la nécessité de prendre des mesures urgentes.

Accompagné du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, le ministre a parcouru plusieurs pavillons de cet établissement pénitentiaire, notamment ceux réservés aux femmes, aux enfants en conflit avec la loi et aux détenus malades. La délégation a constaté une forte promiscuité, des infrastructures dégradées et des difficultés d’accès aux soins.

Les chiffres communiqués par le directeur de la prison, André Kanza, illustrent l’ampleur du problème. Parmi les 16.238 détenus recensés figurent 299 femmes et 229 enfants en conflit avec la loi. La capacité initiale de l’établissement, fixée à 1.500 places, est ainsi largement dépassée, ce qui soulève des préoccupations quant à l’hébergement, à l’hygiène et à la prise en charge des détenus.

La situation est également marquée par le poids de la détention préventive. Plus de 11.000 personnes sont détenues dans l’attente de la suite de leur procédure judiciaire. Ce nombre important pose la question des délais de traitement des dossiers et de la nécessité d’assurer un suivi régulier des personnes en attente de jugement, dans le respect des garanties prévues par la loi.

Au-delà de la promiscuité, les difficultés d’accès aux soins constituent un autre défi majeur. Les détenus malades figurent parmi les catégories visitées par la délégation ministérielle, dans un contexte où la dégradation des infrastructures et la surpopulation compliquent les conditions de prise en charge.

Face à cette situation, Guillaume Ngefa a annoncé des mesures urgentes, sans que les détails de leur mise en œuvre aient été précisés dans les informations disponibles. Leur portée devra notamment être évaluée au regard des besoins en infrastructures, des moyens de fonctionnement et du traitement des dossiers judiciaires en attente.

La situation de la prison centrale de Makala met ainsi en évidence les défis auxquels le système pénitentiaire congolais reste confronté. La mise en œuvre effective des mesures annoncées sera déterminante pour améliorer les conditions de détention, renforcer l’accès aux soins et répondre à la surpopulation qui touche cet établissement de la capitale.

Source : YOKA INFOS

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