
Trois personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’exploitation illégale de bois ont été interpellées ce lundi 8 juin 2026 dans l’aire protégée de la Boucle de la Tshopo, à Kisangani. L’opération est intervenue à la suite d’une descente de terrain du président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga Londimo.
La protection de la Boucle de la Tshopo demeure au cœur des préoccupations des autorités provinciales. Lors d’une visite effectuée sur ce site situé sur la rive droite de la rivière Tshopo, en face du jardin zoologique de Kisangani et à proximité du barrage de la SNEL, le président de l’Assemblée provinciale, Mateus Kanga Londimo, a constaté des activités présumées d’exploitation illégale de bois.
Selon les informations recueillies sur place, trois personnes ont été appréhendées alors qu’elles seraient impliquées dans des opérations de transformation de bois à l’intérieur de cette zone protégée. Parmi elles figurent un individu se présentant comme ayant droit coutumier, la propriétaire présumée de l’équipement utilisé ainsi que l’opérateur de la machine.
Les personnes interpellées ont été conduites au commissariat urbain de la Police nationale congolaise pour les besoins de l’enquête. Sur place, Mateus Kanga s’est entretenu avec le commandant ville de la PNC, le colonel Guy Biabongo, avant de confier le dossier aux services compétents.
Dans le cadre des vérifications, les responsables provinciaux de l’environnement et du secteur concerné ont été consultés. Selon les informations communiquées, aucune autorisation d’exploitation n’aurait été délivrée pour des activités forestières dans cette aire protégée.
Cette affaire intervient alors que la Boucle de la Tshopo fait l’objet d’une attention particulière des autorités provinciales, notamment après la suspension d’un projet de lotissement en attendant les conclusions d’une commission mixte chargée d’examiner l’avenir du site.
Appelant à la préservation du patrimoine naturel, Mateus Kanga a invité les habitants à signaler toute activité suspecte dans les zones protégées.
« Si nous ne protégeons pas nous-mêmes notre patrimoine, personne ne viendra le faire à notre place », a-t-il déclaré.
Les enquêtes devront désormais établir les responsabilités de chacun et déterminer si les faits reprochés constituent effectivement une violation de la législation environnementale en vigueur.
