
Une nouvelle fracture interne secoue la Nouvelle Génération pour le Congo (NOGEC). Dans un procès-verbal signé à Kinshasa le 30 mai 2026, un collectif de cadres et de responsables des structures de base annonce l’« empêchement définitif » de Constant Mutamba et désigne Maître Dolly Mwanza comme nouvelle autorité habilitée à engager le mouvement.
La Nouvelle Génération pour le Congo (NOGEC) traverse une nouvelle zone de turbulences. Un document signé par plusieurs cadres et leaders des structures de base du mouvement politique fait état d’une série de décisions majeures qui redessinent la direction de cette formation politique fondée par Constant Mutamba.
Dans un procès-verbal daté du 30 mai 2026 à Kinshasa, les signataires affirment constater « l’empêchement définitif » de Constant Mutamba Tungunga, qu’ils considèrent désormais dans l’incapacité d’assurer la conduite politique du mouvement. Le document évoque notamment sa situation judiciaire comme principal motif de cette décision.
S’appuyant sur cette lecture, le collectif estime que la NOGEC doit poursuivre ses activités sous une nouvelle orientation afin de préserver son fonctionnement et sa présence sur la scène politique nationale.
Parmi les résolutions adoptées figure la désignation de Maître Dolly Mwanza comme « l’unique autorité habilitée à engager politiquement la NOGEC » jusqu’à nouvel ordre. Le procès-verbal lui attribue l’ensemble des prérogatives traditionnellement reconnues à l’autorité morale du mouvement.
Dans le même document, les signataires annoncent également la suspension des activités du Bureau politique et déclarent « nulle et sans effet » toute démarche qu’ils considèrent contraire aux nouvelles orientations définies par le collectif.
Au-delà des questions de leadership, cette prise de position traduit également un repositionnement politique. Les auteurs du document affichent leur soutien aux orientations du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et se prononcent en faveur du débat autour du changement de la Constitution, un sujet qui alimente actuellement de nombreuses discussions au sein de la classe politique congolaise.
Selon eux, cette orientation s’inscrit dans une logique de mobilisation nationale face aux défis sécuritaires et institutionnels que traverse le pays.
Cette initiative pourrait toutefois ouvrir une nouvelle séquence de contestations internes. À ce stade, aucune réaction officielle de Constant Mutamba ou de ses proches n’était disponible au moment de la rédaction de cet article.
Dans les milieux politiques, plusieurs observateurs estiment que cette décision risque de raviver les tensions au sein de la NOGEC, alors que le mouvement cherche à maintenir son influence dans un contexte politique marqué par les débats sur les réformes institutionnelles et les enjeux liés à la gouvernance.
En attendant d’éventuelles réactions des différentes parties, ce procès-verbal marque une étape importante dans l’évolution de la NOGEC. Reste à savoir si ces décisions feront consensus au sein de l’ensemble des structures du mouvement ou si elles donneront lieu à de nouveaux développements sur le plan politique et judiciaire.
