
Dans une publication rendue publique ce mercredi 6 mai 2026, Guy Rami Lonia dénonce l’absence d’entreprises locales parmi les principaux bénéficiaires des marchés liés au FRIVAO à Kisangani.
La polémique autour de la gestion des marchés du Fonds de réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO) prend de l’ampleur dans la province de la Tshopo. Dans une publication sur les réseaux sociaux ce mercredi 6 mai 2026, Guy Rami Lonia a exprimé sa profonde indignation face à ce qu’il considère comme une marginalisation des opérateurs économiques locaux.
Selon lui, parmi les grands prestataires ayant obtenu des marchés dans le cadre de ce programme d’indemnisation, il n’y aurait pratiquement aucune entreprise boyomaise ou tshopolaise. Une situation qu’il juge incompréhensible au regard du contexte historique de Kisangani, épicentre des conflits à l’origine de ces réparations.
Dans son message, il rappelle que les violences ayant conduit à la mise en place du FRIVAO se sont déroulées à Kisangani et que les victimes sont majoritairement issues de cette région. Il estime dès lors que les retombées économiques liées à ces indemnisations devraient bénéficier en priorité aux populations locales.
Guy Rami Lonia dénonce également un déséquilibre dans l’attribution des marchés, affirmant que les contrats les plus importants seraient confiés à des entreprises venues d’autres provinces, notamment de Kinshasa et du Katanga. Pendant ce temps, regrette-t-il, les acteurs locaux se contenteraient de contrats de faible envergure, qu’il qualifie de « miettes » au regard des montants engagés.
Au-delà des critiques adressées aux autorités et aux gestionnaires du programme, l’auteur de la publication pointe aussi la responsabilité des communautés locales. Il appelle à une prise de conscience collective et à une plus grande exigence dans la défense des intérêts économiques de la province.
Guy Rami, il invite les autorités compétentes à faire preuve de transparence dans l’attribution des marchés, en rendant publiques les informations détaillées sur les bénéficiaires et les critères de sélection, afin de dissiper toute zone d’ombre.
Cette sortie intervient dans un contexte où la gestion du FRIVAO continue de susciter débats et interrogations, notamment sur l’équité dans la redistribution des retombées économiques au profit des communautés directement affectées.

Juriste | Journaliste | Entrepreneur | Fondateur de YOKA INFOS