
Le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a reçu, ce lundi 1er juin 2026 à Kinshasa, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus. Au centre des échanges : le renforcement de la riposte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola qui frappe actuellement plusieurs zones de l’est de la République démocratique du Congo.
La lutte contre la maladie à virus Ebola a franchi une nouvelle étape diplomatique et sanitaire ce lundi à Kinshasa. Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est entretenu avec le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, en visite de travail en RDC dans le cadre du suivi de la situation épidémiologique.
Cette rencontre de haut niveau a permis d’évaluer l’évolution de la 17ᵉ épidémie d’Ebola, causée par la souche Bundibugyo, ainsi que les mesures déjà mises en œuvre pour limiter sa propagation dans les provinces affectées.
Au cours des discussions, le Chef de l’État a réaffirmé la détermination du gouvernement congolais à poursuivre la mobilisation des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires pour faire face à cette urgence de santé publique. L’objectif, a-t-il souligné, reste de contenir rapidement l’épidémie tout en assurant une prise en charge efficace des personnes touchées.
De son côté, le Directeur général de l’OMS a renouvelé l’engagement de son organisation à accompagner la RDC dans cette riposte. Il a salué les efforts des équipes médicales, des autorités sanitaires et des partenaires mobilisés sur le terrain depuis la déclaration officielle de l’épidémie.
Cette audience intervient après plusieurs activités menées par le responsable de l’OMS en Ituri, épicentre actuel de la flambée épidémique. À Bunia et dans d’autres zones affectées, Tedros Adhanom Ghebreyesus a rencontré les équipes de riposte, visité des structures sanitaires et échangé avec les autorités provinciales afin d’évaluer les besoins prioritaires.
Les échanges entre Kinshasa et l’OMS ont également porté sur les défis opérationnels auxquels fait face la riposte. L’insécurité persistante dans certaines régions de l’est du pays, les mouvements de population ainsi que les difficultés d’accès à certaines communautés figurent parmi les facteurs susceptibles de compliquer les interventions sanitaires.
Dans ce contexte, les deux parties ont insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre le gouvernement congolais, les agences des Nations unies et les partenaires techniques engagés dans la lutte contre Ebola. Elles ont également mis l’accent sur l’importance de la sensibilisation communautaire, considérée comme un élément clé pour interrompre la chaîne de transmission du virus.
Cette rencontre traduit la volonté commune de la RDC et de l’OMS de maintenir une réponse rapide et efficace face à l’épidémie. Elle intervient alors que les autorités sanitaires multiplient les actions de surveillance, de prévention et de prise en charge afin d’éviter une propagation plus large de la maladie.
Alors que le pays bénéficie d’une expérience reconnue dans la gestion des précédentes flambées d’Ebola, les autorités congolaises et leurs partenaires entendent capitaliser sur ces acquis pour maîtriser rapidement cette nouvelle épidémie. Au-delà de l’urgence sanitaire, l’enjeu est également de renforcer durablement la résilience du système de santé national face aux futures crises.
Par : Doly MUNTU
