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2 juin 2026
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La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a reçu à Kinshasa une délégation de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) conduite par Marie-Louise Abomo. Les échanges ont porté sur le renforcement de la protection des droits des femmes et la lutte contre les violences basées sur le genre en République démocratique du Congo.

La République démocratique du Congo poursuit ses efforts pour consolider les mécanismes de protection des droits des femmes à travers une coopération renforcée avec les institutions africaines spécialisées. C’est dans cette dynamique que la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a accordé une audience, ce lundi 1er juin 2026, à une délégation de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP).

Selon les informations parvenues à la rédaction de Yoka Infos, la mission était conduite par Marie-Louise Abomo, Commissaire et Rapporteure spéciale sur la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo. Cette visite s’inscrit dans le cadre des missions de promotion prévues par la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, avec l’accord des autorités congolaises.

Au cours de cette rencontre, les deux parties ont examiné les avancées enregistrées par la RDC dans la promotion des droits des femmes ainsi que les défis qui subsistent, notamment en matière de prévention et de prise en charge des violences basées sur le genre.

Les discussions ont également permis de mettre en lumière les initiatives engagées par le gouvernement congolais pour renforcer la protection des personnes vulnérables, particulièrement dans les zones affectées par les conflits armés où les femmes demeurent parmi les principales victimes des violences.

À l’issue des échanges, Marie-Louise Abomo a salué les efforts entrepris par les autorités congolaises. « Nous avons eu un échange particulièrement fructueux sur les dispositifs mis en œuvre par l’Exécutif congolais. Le ministère du Genre s’affirme comme un acteur pivot dans la dynamique de protection des libertés fondamentales », a-t-elle déclaré.

La représentante de la CADHP a également rappelé que la promotion des droits des femmes constitue l’un des axes prioritaires de son institution. À travers ses mécanismes spécialisés, la Commission œuvre à l’échelle continentale pour renforcer l’autonomisation des femmes et garantir le respect de leurs droits fondamentaux.

Pour le ministère du Genre, cette rencontre traduit la volonté de la RDC de maintenir un dialogue constructif avec les organes de l’Union africaine chargés de la promotion et de la protection des droits humains. Elle témoigne également de l’importance accordée à la coopération régionale dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

Dans un contexte où les défis liés aux violences sexuelles, aux discriminations et aux inégalités de genre demeurent préoccupants dans plusieurs provinces du pays, les autorités congolaises cherchent à multiplier les partenariats susceptibles d’améliorer la prévention, l’accompagnement des victimes et l’accès à la justice.

Cette séance de travail ouvre ainsi de nouvelles perspectives de collaboration entre Kinshasa et la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples. Pour les deux parties, l’objectif reste le même : bâtir un environnement plus sûr, plus juste et plus protecteur pour les femmes et les filles congolaises.

Alors que la question des droits des femmes occupe une place croissante dans les politiques publiques en RDC, cette rencontre apparaît comme un signal fort en faveur d’une mobilisation accrue contre les violences basées sur le genre et pour la promotion de l’égalité des droits.

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