
L’Église du Réveil du Congo (ERC) affirme être la cible d’attaques verbales répétées et de menaces visant certains de ses responsables ainsi que plusieurs lieux de culte. Dans un communiqué publié à Kinshasa, cette confession religieuse appelle les autorités compétentes à prendre des mesures pour garantir la sécurité de ses fidèles et préserver le climat de paix sociale.
Une nouvelle controverse s’est invitée dans le débat public congolais. À travers un communiqué rendu public le 2 juin 2026 à Kinshasa, l’Église du Réveil du Congo (ERC) a dénoncé ce qu’elle qualifie de menaces et d’attaques verbales dirigées contre ses dirigeants et certaines de ses infrastructures religieuses.
Selon ce document, la confession religieuse dirigée par le pasteur Ejiba Yamapia attribue ces actes à des membres ou sympathisants présumés de la coalition politique C64, une plateforme de l’opposition conduite par Martin Fayulu. L’ERC affirme disposer d’éléments qu’elle estime susceptibles de soutenir ses accusations.
Dans sa communication, l’église se dit préoccupée par la montée des tensions et estime que les auteurs présumés de ces menaces pourraient être appelés à répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes si les faits venaient à être établis.
Cette prise de position intervient dans un contexte politique marqué par des débats animés autour de plusieurs questions nationales, notamment les discussions sur la réforme constitutionnelle, les appels à la mobilisation citoyenne et les divergences persistantes entre la majorité au pouvoir et certaines forces de l’opposition.
Face à cette situation, l’Église du Réveil du Congo sollicite l’implication des autorités afin d’assurer la sécurité de ses responsables, de ses fidèles ainsi que de ses lieux de culte. Elle insiste sur la nécessité de prévenir tout acte susceptible de compromettre la liberté de culte ou de porter atteinte à l’intégrité des personnes.
Au-delà des accusations formulées, l’ERC appelle également à l’apaisement. Dans son communiqué, elle invite les Congolais à privilégier le dialogue et la retenue, estimant que les tensions politiques ne doivent pas conduire à des actes de violence ou à des divisions au sein de la société.
Cette affaire intervient alors que les confessions religieuses continuent de jouer un rôle important dans la vie publique en RDC. Historiquement, plusieurs églises se sont régulièrement exprimées sur les grands enjeux nationaux, qu’il s’agisse de la gouvernance, des processus électoraux ou encore de la cohésion sociale.
À ce stade, aucune réaction officielle de la coalition C64 n’avait été rendue publique concernant les accusations formulées par l’Église du Réveil du Congo. Les autorités compétentes ne se sont pas non plus prononcées sur l’existence ou non d’éventuelles enquêtes liées à ces allégations.
Pour de nombreux observateurs, cette situation souligne l’importance de préserver un climat de respect mutuel entre les différents acteurs de la société congolaise, qu’ils soient politiques, religieux ou issus de la société civile.
Dans un contexte national déjà marqué par plusieurs défis sécuritaires et sociaux, les appels au dialogue et à la responsabilité se multiplient. L’évolution de cette affaire sera suivie avec attention, alors que les autorités sont appelées à veiller au respect des libertés fondamentales et à la préservation de la paix sociale.
Par : Delphin ANECO
