
À Kisangani, la hausse continue du prix du riz inquiète de nombreux ménages confrontés à l’érosion de leur pouvoir d’achat. Face à cette situation, l’analyste politique et consultant en communication Pompon Beyokobana appelle les autorités provinciales à prendre des mesures urgentes pour stabiliser le marché.
Le prix du gobelet de riz a atteint environ 2 300 francs congolais sur plusieurs marchés de Kisangani, soit près d’un dollar américain. Une flambée qui pèse lourdement sur les budgets des familles dans la capitale provinciale de la Tshopo.
Réagissant à cette situation, Pompon Beyokobana estime que cette hausse dépasse le simple cadre des fluctuations du marché. Selon lui, elle révèle des difficultés dans la gestion des circuits d’approvisionnement et dans l’encadrement des prix des produits de première nécessité.
« À 2 300 FC le gobelet, on ne gère plus une province, on gère une cocotte-minute. La stabilité du ventre précède la stabilité des institutions », a-t-il déclaré, appelant les autorités à agir rapidement pour prévenir une aggravation de la crise.
Parmi les pistes avancées figurent un meilleur contrôle des prix, la lutte contre la spéculation ainsi que la sécurisation de l’approvisionnement en riz produit dans les territoires de la province. L’analyste recommande également davantage de transparence sur l’évolution des stocks et des prix afin de limiter les rumeurs susceptibles d’alimenter la hausse.
Cette prise de position intervient dans un contexte où le coût de plusieurs denrées alimentaires continue d’augmenter à Kisangani. Pour de nombreux habitants, la question du pouvoir d’achat devient un enjeu majeur qui nécessite des réponses rapides et coordonnées des autorités provinciales et des acteurs économiques.
