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22 avril 2026
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Le ministère de la Justice a saisi la justice militaire après la diffusion d’une vidéo montrant de graves violences survenues dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa.

Dans un communiqué du ministère de la Justice consulté ce lundi 20 avril 2026 par la rédaction de Yoka Infos, une enquête judiciaire a été ordonnée à la suite de faits de violences signalés dans la commune de Ngaliema, précisément dans le quartier Pigeon.

Selon le document officiel, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux a été saisi le 19 avril 2026 par un lanceur d’alerte, témoin des faits, qui a transmis une vidéo montrant de graves actes de violences impliquant plusieurs personnes, dont certaines en uniforme. Les faits se seraient déroulés dans la nuit du 18 au 19 avril 2026, aux environs de 4 heures du matin.

Le ministère précise que, sans préjuger de la responsabilité des personnes mises en cause, les faits dénoncés pourraient être qualifiés juridiquement d’actes de torture, de coups et blessures volontaires, ainsi que d’incitation de militaires à commettre des actes contraires à la loi. Ces infractions relèvent du Code pénal militaire et de la compétence des juridictions militaires.

Le communiqué souligne également que ces agissements, s’ils sont avérés, constitueraient une violation grave de la Constitution de la République démocratique du Congo, notamment en ce qui concerne le respect de la dignité humaine, l’interdiction de la torture et la protection de l’intégrité physique. Ils seraient également contraires aux engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture.

En conséquence, le ministre a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’ouvrir une enquête. Celle-ci devra permettre d’établir les faits, d’identifier les auteurs présumés et d’engager des poursuites devant les juridictions compétentes.

Le ministère de la Justice réaffirme, à travers cette démarche, l’attachement du gouvernement à l’État de droit, à la lutte contre l’impunité et à la protection de la dignité humaine sans distinction.

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