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15 juillet 2026
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Les activités de riposte contre la maladie à virus Ebola ont été fortement perturbées ce lundi 13 juillet 2026 à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Des prestataires de santé ont déclenché un mouvement de grève pour dénoncer le non-paiement de leurs primes, entraînant un ralentissement des opérations dans plusieurs centres de traitement.

La lutte contre l’épidémie d’Ebola connaît un sérieux coup d’arrêt en Ituri. Ce lundi 13 juillet 2026, des prestataires engagés dans la riposte ont suspendu leurs activités à Bunia afin de réclamer le paiement de leurs primes, qu’ils affirment ne pas avoir perçues depuis le début des opérations. Leur mouvement a perturbé le fonctionnement de plusieurs structures sanitaires impliquées dans la prise en charge des malades.

Dès les premières heures de la journée, les grévistes ont bloqué l’accès à plusieurs centres de traitement Ebola et autres structures de santé participant à la riposte. Cette mobilisation a entraîné un ralentissement des activités médicales, dans un contexte où les autorités sanitaires poursuivent leurs efforts pour contenir la propagation du virus dans la province.

Les manifestants expliquent que, malgré leur engagement quotidien dans des conditions particulièrement difficiles et à haut risque, aucune prime ne leur aurait été versée depuis le lancement de la riposte. Ils estiment que cette situation traduit un manque de reconnaissance de leur travail et affecte leur motivation.

Les prestataires réclament le paiement immédiat de leurs arriérés ainsi que des garanties sur la régularité de leur rémunération. Ils préviennent que leur mouvement pourrait se poursuivre tant qu’aucune réponse concrète ne sera apportée à leurs revendications.

Cette grève intervient à un moment sensible de la riposte contre Ebola. Une interruption prolongée des activités pourrait fragiliser les dispositifs de surveillance épidémiologique, la prise en charge des patients, la recherche des contacts et les campagnes de sensibilisation des communautés, autant de piliers essentiels pour limiter la propagation de la maladie.

Au-delà des soins, les équipes de riposte jouent un rôle déterminant dans la détection précoce des cas suspects, le suivi des personnes exposées au virus et l’information des populations. Toute perturbation de ces interventions risque de ralentir les efforts engagés pour maîtriser l’épidémie dans une province déjà confrontée à d’importants défis sanitaires et sécuritaires.

À l’heure de la rédaction de cet article, aucune réaction officielle des autorités sanitaires n’avait encore été rendue publique concernant les revendications des grévistes. Les prestataires, de leur côté, disent rester ouverts au dialogue, mais conditionnent la reprise normale des activités à des engagements concrets sur le paiement de leurs primes.

Cette situation met en lumière l’importance de garantir des conditions de travail et une rémunération adéquates aux personnels mobilisés dans les urgences sanitaires. Pour les observateurs, une résolution rapide du conflit apparaît indispensable afin d’assurer la continuité de la riposte et de préserver les progrès réalisés dans la lutte contre Ebola en Ituri.

Par : Delphin ANECO

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