google-site-verification=khJV8gYQX3pqPdrOCccGsiqbSm3rRvgPUgZCBwmNYQI

14 juillet 2026
1274634
1274634

Le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga Londimo, estime que les dispositifs de prévention contre Ebola auraient dû être renforcés avant l’apparition de cas importés à Kisangani. Tout en appelant à une vigilance accrue, il insiste sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les autorités et les services de riposte pour éviter la propagation de la maladie.

La résurgence de la maladie à virus Ebola dans la province de la Tshopo continue de susciter des réactions au sein de la classe politique. Invité, ce mardi 14 juillet 2026, à une émission diffusée sur Télé 50 à Kinshasa, le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga Londimo, a exprimé ses préoccupations face aux premiers cas importés enregistrés à Kisangani, regrettant ce qu’il qualifie de « déficit de coordination » dans la mise en œuvre des mesures de prévention.

Pour l’élu de Kisangani, les autorités disposaient pourtant du temps nécessaire pour anticiper la menace et renforcer les dispositifs sanitaires avant l’arrivée de la maladie dans le chef-lieu de la province.

« Nous avions eu le temps d’alerter les autorités afin que les mesures de prévention puissent être prises. Malheureusement, il y a eu un déficit de coordination », a-t-il déclaré.

Mateus Kanga Londimo a toutefois tenu à rassurer la population sur l’évolution de la situation épidémiologique. Selon lui, aucun cas autochtone n’a, à ce stade, été enregistré à Kisangani. Il a précisé que les cas recensés sont importés de la province de l’Ituri et que les personnes identifiées comme cas contacts font déjà l’objet d’un suivi sanitaire.

« Nous espérons que ces personnes ne développeront pas la maladie », a-t-il ajouté.

Le président de l’Assemblée provinciale a également attiré l’attention sur la position géographique stratégique de Kisangani, qui constitue, selon lui, un important carrefour reliant plusieurs régions du pays. Cette réalité, estime-t-il, impose une vigilance renforcée afin de limiter les risques de propagation du virus.

« Aujourd’hui, avec l’occupation de Goma et de Bukavu, Kisangani est pratiquement devenue la plaque tournante de toute la partie orientale du pays. Grâce à l’aéroport international de Bangoka et au fleuve Congo, les échanges y sont permanents. Toutes les mesures de prévention doivent donc être prises avec le plus grand sérieux », a-t-il souligné.

Évoquant les travaux de la Conférence des présidents des Assemblées provinciales de la République démocratique du Congo, Mateus Kanga Londimo a rappelé que le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, avait insisté sur la nécessité d’une mobilisation nationale face à Ebola. Pour lui, une menace sanitaire qui touche une province ne peut être considérée comme un problème local, mais comme un défi qui concerne l’ensemble du pays.

Depuis l’annonce des cas importés, les autorités sanitaires ont renforcé les activités de surveillance, de sensibilisation et de suivi des contacts afin de prévenir toute transmission locale. Les campagnes d’information se multiplient également pour rappeler à la population l’importance du respect des mesures barrières et de la déclaration rapide de tout symptôme suspect.

À travers sa prise de position, le président de l’Assemblée provinciale appelle à une réponse mieux coordonnée entre les différents niveaux de gouvernance et les services de santé. Pour lui, seule une mobilisation collective, fondée sur l’anticipation, la prévention et la collaboration entre les institutions, permettra de protéger efficacement la population de la Tshopo contre la menace que représente Ebola.

Laisser un commentaire