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14 juillet 2026
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Trois officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont arrivés, lundi 13 juillet 2026, à Goma dans le cadre du renforcement du mécanisme conjoint chargé de surveiller le respect du cessez-le-feu dans l’est du pays. Ce déploiement marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre des engagements issus des processus diplomatiques visant à favoriser une désescalade des tensions.

Les efforts de consolidation du cessez-le-feu dans l’est de la République démocratique du Congo enregistrent une nouvelle avancée. Trois officiers des FARDC ont rejoint, ce lundi 13 juillet 2026, la ville de Goma afin d’intégrer le Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE/EJVM), une structure chargée de suivre le respect du cessez-le-feu et d’enquêter sur les éventuelles violations des engagements pris par les parties concernées.

Selon un document officiel du ministère de la Défense daté du 2 juillet 2026, le vice-Premier ministre en charge de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, avait sollicité l’appui logistique de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) afin d’assurer le transport de cette délégation jusqu’à Goma.

Les officiers désignés sont le lieutenant-colonel Ben Epule Cosmas, chef de la délégation, ainsi que les majors Lokuli Bofanda Fredy et Kitoko Dimonekene André. Ils ont effectué le déplacement sans armes à bord d’un vol de la MONUSCO, facilité par la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations unies en RDC, Vivian van de Perre.

Leur mission consiste à intégrer le mécanisme conjoint dans sa formule dite « plus », relancée lors des discussions de Montreux, en Suisse, en avril 2026. Ce dispositif technique, issu des pourparlers de Doha sous la facilitation du Qatar, des États-Unis et de l’Union africaine, s’inscrit dans le cadre de la résolution 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Pour la première fois, ce mécanisme prévoit la participation directe de représentants des FARDC et de l’AFC/M23, appelés à siéger au sein d’une même structure afin d’examiner les allégations de violations du cessez-le-feu, les mouvements de troupes et les autres incidents susceptibles de compromettre les efforts de paix. Dans cette perspective, la MONUSCO avait récemment aménagé de nouveaux bureaux à Goma destinés à accueillir cette équipe de vérification.

Malgré cette évolution, la situation sécuritaire demeure fragile dans plusieurs territoires de l’est du pays. Des affrontements continuent d’être signalés entre l’AFC/M23 et des groupes armés dits Wazalendo, notamment dans les territoires de Masisi, Kalehe et dans certaines zones du Sud-Kivu, illustrant les difficultés persistantes à stabiliser durablement la région.

La MONUSCO souligne, de son côté, que l’efficacité du mécanisme dépendra du respect de plusieurs conditions, notamment l’arrêt des frappes de drones, la fin des brouillages des signaux GPS et la garantie d’une liberté totale de circulation pour les équipes chargées des missions de vérification.

L’arrivée de ces trois officiers à Goma constitue ainsi un signal encourageant dans le processus de suivi du cessez-le-feu. Toutefois, la réussite de ce mécanisme reposera sur l’engagement de toutes les parties à respecter leurs obligations et à privilégier le dialogue afin de créer les conditions d’une paix durable dans l’est de la République démocratique du Congo.

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