
Des équipes médicales venues de l’Ouganda ont été déployées ce lundi 6 juillet 2026 dans les zones frontalières d’Aru et de Kasenyi, en province de l’Ituri, afin de renforcer la surveillance contre la maladie à virus Ebola. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la coopération sanitaire entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda pour prévenir toute propagation transfrontalière de l’épidémie.
Bunia. La République démocratique du Congo et l’Ouganda intensifient leur collaboration dans la lutte contre la maladie à virus Ebola. Ce lundi 6 juillet 2026, des professionnels de santé ougandais ont été déployés dans les points d’entrée stratégiques de Kasenyi et Aru, deux principales portes de passage entre les deux pays, afin de renforcer le dispositif de surveillance épidémiologique.
Selon le docteur Adélard Lofungola, cadre de la riposte contre Ebola, ces équipes médicales ont pour mission de renforcer les contrôles sanitaires aux frontières, dans un contexte où les mouvements quotidiens de populations entre les deux pays augmentent le risque de transmission du virus.
« Les équipes ougandaises sont affectées aux points d’entrée et de contrôle sanitaires de Kasenyi et d’Aru afin de renforcer la surveillance et d’améliorer la capacité de détection précoce des cas suspects », a-t-il indiqué.
Au-delà du dépistage, cette coopération vise également à améliorer la coordination entre les services sanitaires congolais et ougandais. Les deux pays misent sur un échange rapide d’informations, une harmonisation des procédures de contrôle et une intervention plus efficace en cas d’alerte sanitaire.
Cette stratégie intervient alors que la RDC poursuit ses efforts pour contenir la résurgence d’Ebola dans l’est du pays. Les autorités sanitaires estiment que la vigilance aux frontières demeure un maillon essentiel de la riposte, particulièrement dans les zones où les échanges commerciaux, familiaux et humanitaires sont fréquents.
Les points d’entrée de Kasenyi, sur les rives du lac Albert, et d’Aru, à proximité de la frontière ougandaise, figurent parmi les corridors les plus fréquentés de l’Ituri. Leur sécurisation sanitaire est considérée comme une priorité afin d’éviter une propagation internationale de la maladie.
Ce déploiement illustre ainsi la volonté des deux pays de privilégier une réponse coordonnée face aux menaces sanitaires. Les autorités espèrent que le renforcement de la surveillance transfrontalière contribuera à détecter rapidement d’éventuels cas, à interrompre les chaînes de transmission et à mieux protéger les populations vivant de part et d’autre de la frontière.

Journaliste de YOKA INFOS/Kisangani