
Le gouverneur du Haut-Uélé, Jean Bakomito Gambu, a affiché son soutien à une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo lors d’une déclaration faite le 2 juin 2026 à Isiro. Il a également critiqué les appels à la journée « ville morte » lancés par une partie de l’opposition, invitant la population à poursuivre normalement ses activités.
Le débat autour d’une éventuelle réforme de la Constitution continue de susciter des prises de position au sein de la classe politique congolaise. Dans le Haut-Uélé, le gouverneur Jean Bakomito Gambu a apporté son soutien à la vision défendue par le président de la République, Félix Tshisekedi, sur la nécessité d’engager une réflexion sur l’évolution de la loi fondamentale.
S’exprimant devant la presse à Isiro, le chef de l’exécutif provincial a estimé que toute Constitution doit pouvoir évoluer pour s’adapter aux réalités du pays. Selon lui, les mécanismes prévus par la Constitution elle-même permettent d’envisager des modifications dans le respect des procédures légales établies.
« La Constitution a elle-même prévu les mécanismes de son évolution. Pourquoi cette frilosité aujourd’hui ? », s’est interrogé Jean Bakomito, faisant notamment référence aux précédentes révisions intervenues dans l’histoire institutionnelle récente du pays.
Pour le gouverneur, le débat sur la réforme constitutionnelle mérite d’être abordé de manière sereine et dans le respect des dispositions légales. Il considère que les institutions doivent continuellement répondre aux défis auxquels la nation est confrontée, qu’ils soient politiques, économiques ou sécuritaires.
Parallèlement à cette prise de position, Jean Bakomito s’est montré critique à l’égard des appels à la journée « ville morte » lancés dans plusieurs villes du pays par certains acteurs de l’opposition. Il a invité les habitants du Haut-Uélé à ne pas céder à ces mots d’ordre et à continuer leurs activités quotidiennes.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par une forte polarisation du débat politique national. D’un côté, certains responsables de la majorité soutiennent l’idée d’une réflexion sur l’adaptation du cadre constitutionnel. De l’autre, plusieurs formations politiques de l’opposition estiment qu’une telle initiative n’est pas prioritaire face aux défis sécuritaires et sociaux que traverse le pays.
Dans plusieurs provinces, les discussions autour de la Constitution alimentent les échanges au sein de l’opinion publique. Les questions liées à la gouvernance, à la stabilité institutionnelle et à l’organisation de l’État occupent une place importante dans les débats politiques actuels.
En sa qualité de coordonnateur de l’Union sacrée dans le Haut-Uélé, Jean Bakomito a également appelé la population à participer activement aux processus démocratiques prévus par les lois de la République. Il a insisté sur l’importance de privilégier les voies légales et institutionnelles pour exprimer les différentes opinions politiques.
Au-delà du débat constitutionnel, le gouverneur a exhorté les habitants de la province à demeurer mobilisés autour des enjeux de développement local. Il a notamment encouragé les jeunes à privilégier le travail, l’éducation et la participation citoyenne comme leviers de progrès pour la province.
Alors que les discussions sur l’avenir de la Constitution continuent d’animer la scène politique congolaise, la sortie médiatique de Jean Bakomito illustre les divergences qui traversent actuellement le pays. Entre partisans d’une réforme et défenseurs du statu quo, le débat reste ouvert et devrait continuer à occuper une place centrale dans l’actualité nationale dans les mois à venir.

Juriste | Journaliste | Entrepreneur | Fondateur de YOKA INFOS