
Une nouvelle attaque attribuée aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) a été signalée dans la nuit du 2 au 3 juin 2026 sur l’axe Mbau-Kamango, en territoire de Beni. L’incursion, qui aurait causé des pertes humaines et d’importants dégâts matériels, intervient dans un contexte de forte insécurité marqué par la multiplication des violences contre les populations civiles.
La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Dans la nuit de mardi à mercredi, des hommes armés présentés comme des combattants des ADF ont mené une nouvelle attaque dans la zone de Matete, à l’entrée de l’axe routier Mbau-Kamango, près de l’école primaire de Kelekele.
Les premières alertes ont été relayées par la société civile du groupement Batangi-Mbau ainsi que par plusieurs autorités locales. Selon les informations recueillies sur place, les assaillants ont fait irruption dans cette localité avant de s’en prendre à la population et à certains biens.
Si des sources locales font état de victimes et de dégâts matériels, aucun bilan officiel détaillé n’était encore disponible au moment de la rédaction de cet article. Les autorités poursuivent les vérifications afin d’établir avec précision le nombre de personnes touchées ainsi que l’ampleur des destructions enregistrées.
Cette nouvelle attaque replonge les habitants de la région dans l’angoisse. Depuis plusieurs années, l’axe Mbau-Kamango figure parmi les zones les plus exposées aux incursions des groupes armés. Les populations locales vivent régulièrement sous la menace d’attaques meurtrières, malgré les opérations militaires menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et leurs partenaires.
L’incident survient quelques jours seulement après d’autres violences signalées dans la région de Beni, où les ADF continuent d’être accusés de cibler les civils. Ces attaques répétées entretiennent un climat de peur et compliquent les efforts de stabilisation engagés par les autorités.
Au-delà des pertes humaines, ces incursions ont également des conséquences économiques et sociales importantes. Plusieurs habitants hésitent à fréquenter certains axes routiers par crainte d’embuscades, tandis que les activités agricoles et commerciales restent fortement perturbées dans plusieurs localités du territoire.
Face à cette situation, les acteurs de la société civile appellent au renforcement des dispositifs de sécurité et à une présence accrue des forces de défense dans les zones les plus vulnérables. Ils demandent également que des mesures supplémentaires soient prises pour protéger efficacement les populations civiles.
Les autorités locales, de leur côté, invitent les habitants à la vigilance et à signaler tout mouvement suspect aux services compétents. Elles assurent poursuivre les investigations afin de mieux comprendre les circonstances de cette nouvelle attaque et d’évaluer ses conséquences réelles.
Alors que les opérations militaires se poursuivent dans plusieurs secteurs du territoire de Beni, cette nouvelle incursion rappelle la persistance de la menace sécuritaire dans la région. Pour les populations locales, l’espoir demeure de voir les efforts de sécurisation produire des résultats durables et permettre enfin un retour à la paix dans cette partie de l’est de la RDC.
Par : Delphin ANECO
