
De violents affrontements ont opposé, lundi 13 juillet 2026, des combattants Wazalendo aux groupes armés Twirwaneho et Red Tabara dans le village de Kipupu, en territoire de Mwenga, au Sud-Kivu. À l’issue des combats, les Wazalendo affirment avoir repoussé leurs adversaires, une version qui n’avait toutefois pas été confirmée de manière indépendante au moment de la rédaction de cet article.
La situation sécuritaire demeure particulièrement volatile dans les hauts plateaux du Sud-Kivu. De nouveaux affrontements ont éclaté tôt dans la matinée du lundi 13 juillet 2026 à Kipupu, dans le secteur d’Itombwe, territoire de Mwenga, opposant les combattants Wazalendo aux groupes armés Twirwaneho et Red Tabara, que les Wazalendo présentent comme alliés du M23.
Selon des sources locales, les combats ont débuté après une offensive lancée par les groupes armés dans le but de reprendre le contrôle de cette localité, récemment réoccupée par les Wazalendo à la suite d’un retrait temporaire. Les échanges de tirs, particulièrement nourris, se seraient poursuivis pendant plus de sept heures.
À l’issue des affrontements, les Wazalendo affirment avoir repoussé leurs adversaires jusqu’à la localité de Lwemba, les contraignant à battre en retraite. Cette version des faits n’avait cependant pas été confirmée de manière indépendante, et aucune réaction des groupes mis en cause n’était disponible au moment de la rédaction de cet article.
Les combats ont provoqué un mouvement de panique au sein de la population civile. Craignant une aggravation de l’insécurité, de nombreux habitants de Kipupu et des villages voisins ont quitté leurs domiciles pour chercher refuge dans des zones jugées plus sûres.
Jusqu’à présent, aucun bilan officiel n’a été communiqué concernant d’éventuelles pertes en vies humaines ou les dégâts matériels occasionnés par ces affrontements. Les autorités locales ne se sont pas encore exprimées sur l’évolution de la situation.
Ces nouveaux combats illustrent une fois de plus la fragilité de la sécurité dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, où plusieurs groupes armés continuent de s’affronter pour le contrôle de certaines localités. Cette instabilité récurrente entraîne des déplacements de populations, perturbe les activités socioéconomiques et complique l’accès des communautés aux services essentiels.
En attendant d’éventuelles confirmations officielles et un bilan des affrontements, la population locale reste confrontée à un climat d’incertitude. Les acteurs humanitaires et les organisations de défense des droits humains appellent régulièrement au respect du droit international humanitaire et à la protection des civils, premières victimes de la persistance des violences dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.
Par : Delphin ANECO
