
L’administrateur du territoire de Fizi, Kalonji Badibanga Samy, s’est rendu ce lundi 13 juillet 2026 au chevet des victimes des bombardements survenus le 2 juillet dans les hauts plateaux de Minembwe, au Sud-Kivu. Cette visite vise à témoigner du soutien des autorités locales aux blessés et à évaluer les conditions de leur prise en charge médicale, dans un contexte où les appels à une enquête sur les circonstances de ces bombardements se multiplient.
Plus de dix jours après les bombardements qui ont frappé plusieurs localités des hauts plateaux de Minembwe, les autorités territoriales poursuivent leurs actions de proximité auprès des populations touchées. Ce lundi 13 juillet 2026, l’administrateur du territoire de Fizi, Kalonji Badibanga Samy, s’est rendu dans une structure sanitaire accueillant des femmes et des enfants blessés afin de s’enquérir de leur état de santé et des conditions de leur prise en charge.
Selon l’administration territoriale, les patients hospitalisés proviennent notamment des localités de Mulima, Rugezi, Abala, Nakiele, Mikenge et Point Zéro, parmi les zones les plus durement affectées par les bombardements. Au cours de cette visite, l’autorité territoriale a échangé avec les blessés ainsi qu’avec le personnel soignant afin d’évaluer les besoins les plus urgents.
Kalonji Badibanga Samy a assuré que cette démarche ne se limitera pas à cette seule structure sanitaire. Il a annoncé que les autres victimes admises dans différents centres de santé du territoire de Fizi recevront également une visite dans les prochains jours, réaffirmant l’engagement des autorités locales à accompagner les sinistrés sur les plans moral et humanitaire.
Les bombardements du 2 juillet ont causé d’importantes pertes humaines et matérielles, selon les autorités territoriales. Elles évoquent un bilan de plus de cinquante morts, de nombreux blessés ainsi que la destruction de plusieurs habitations, champs, têtes de bétail, écoles, marchés, routes de desserte agricole et centres de santé réalisés dans le cadre du programme gouvernemental PDL-145 Territoires.
L’administration de Fizi affirme également que plusieurs victimes étaient des élèves réunis pour les cérémonies de proclamation des résultats scolaires de fin d’année lorsque les bombardements sont survenus, ce qui a aggravé le bilan humain.
Dans une communication officielle, les autorités territoriales attribuent ces bombardements à des drones et des avions de chasse qu’elles affirment être ceux de l’armée de l’air rwandaise. Elles accusent également la coalition AFC/M23 ainsi que les groupes armés Red Tabara, Twirwaneho et les FNL d’être présents dans la partie orientale du territoire de Fizi. À ce stade, les parties mises en cause n’ont pas réagi à ces accusations, qui n’ont pas fait l’objet d’une confirmation indépendante.
Qualifiant ces événements de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire, l’administration territoriale appelle à une mobilisation en faveur des populations sinistrées. Elle plaide également pour l’ouverture d’une enquête afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur les circonstances de ces bombardements.
Alors que de nombreuses familles restent confrontées aux conséquences de cette tragédie, les autorités locales espèrent que les actions de solidarité et les investigations annoncées permettront d’apporter une assistance aux victimes, tout en contribuant à la manifestation de la vérité sur ce drame qui a profondément marqué les hauts plateaux de Minembwe.
Par : Delphin ANECO
