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13 juin 2026
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Face à la multiplication des pratiques jugées irrégulières dans le secteur forestier, le gouvernement provincial de la Tshopo renforce le contrôle de l’exploitation et du transport du bois d’œuvre. Une nouvelle note circulaire interdit désormais plusieurs opérations en dehors des heures légales de service afin de lutter contre la fraude et la commercialisation illicite du bois.

Le gouvernement provincial de la Tshopo veut mettre fin à certaines habitudes qui, selon les autorités, favorisent la fraude dans la filière forestière. À travers une note circulaire signée le 12 juin 2026, la ministre provinciale de l’Environnement, du Développement durable et rural, de l’Agriculture, de la Pêche et Élevage, du Genre, de la Famille et des Enfants, Me Bijou Koy Taka, a annoncé une série de mesures destinées à renforcer la surveillance des activités liées au bois d’œuvre sur l’ensemble du territoire provincial.

Dans cette décision adressée notamment aux exploitants forestiers, aux transporteurs, aux responsables des dépôts et des scieries ainsi qu’aux services techniques concernés, l’autorité provinciale constate que plusieurs opérations de chargement, de déchargement et de circulation du bois continuent de s’effectuer en dehors des heures normales de travail et durant les jours non ouvrables.

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Pour le ministère provincial, ces pratiques compliquent le travail de contrôle des services compétents et ouvrent la voie à diverses irrégularités.

« Ces pratiques favorisent notamment la fraude et l’évasion des recettes publiques, le transport et la commercialisation illégale du bois ainsi que les difficultés de contrôle par les services compétents », souligne la note circulaire.

Désormais, il est formellement interdit de procéder au chargement, au déchargement, à l’entreposage ou à la circulation des bois d’œuvre en dehors des heures officielles de service fixées de 8 heures à 17 heures, du lundi au vendredi. Cette restriction s’applique également aux jours déclarés non ouvrables par l’administration publique.

Au-delà de l’encadrement des mouvements du bois, le gouvernement provincial entend également renforcer le suivi administratif du secteur. Tous les documents liés à l’exploitation forestière délivrés par la Coordination provinciale de l’Environnement devront être visés au cabinet de la ministre provinciale avant leur utilisation.

Cette mesure intervient dans un contexte où les autorités provinciales multiplient les initiatives visant à améliorer la gouvernance des ressources naturelles. Dans une province largement couverte de forêts et confrontée à la pression croissante de l’exploitation du bois, la question du contrôle des flux forestiers constitue un enjeu majeur aussi bien pour la préservation de l’environnement que pour la mobilisation des recettes publiques.

Les contrevenants s’exposent à plusieurs sanctions prévues par la réglementation en vigueur, notamment la saisie conservatoire des bois concernés, le paiement d’amendes ainsi que la suspension ou le retrait des autorisations d’exploitation ou de transport.

Sur le terrain, cette décision est perçue comme un signal fort envoyé aux opérateurs du secteur forestier. Les autorités provinciales espèrent ainsi réduire les circuits informels et garantir une meilleure traçabilité des produits forestiers exploités dans la province.

À travers cette nouvelle réglementation, le gouvernement provincial de la Tshopo affiche sa volonté de concilier exploitation économique des ressources forestières, protection de l’environnement et respect des règles de gouvernance publique. Les prochains mois permettront d’évaluer l’impact réel de ces mesures sur l’organisation de la filière bois dans la province.

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