
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) annoncent la reddition volontaire de 204 combattants de l’AFC-M23 dans plusieurs territoires du Nord-Kivu. Les autorités militaires y voient un signal encourageant dans les efforts de stabilisation de la région, toujours confrontée à l’activisme des groupes armés.
Une importante vague de redditions a été enregistrée ces dernières semaines dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon un communiqué publié le jeudi 4 juin 2026 par le porte-parole de la 34ᵉ région militaire, le major Dieudonné Kasereka, 204 combattants affiliés à l’AFC-M23 ont volontairement déposé les armes dans les territoires de Lubero, Rutshuru et Masisi, au Nord-Kivu.
D’après les autorités militaires, ces redditions se sont déroulées progressivement au cours des mois d’avril et de mai 2026. Elles concernent des combattants ayant choisi de quitter les rangs de la rébellion pour rejoindre le processus de désarmement et de réintégration.
Pour l’armée congolaise, cette évolution constitue un indicateur positif dans un contexte sécuritaire particulièrement complexe. Les FARDC estiment que la pression militaire exercée sur les groupes armés, combinée aux actions de sensibilisation menées sur le terrain, contribue à encourager certains combattants à renoncer à la lutte armée.
Cette dynamique intervient alors que les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri demeurent le théâtre de nombreuses violences attribuées à différents groupes armés. Malgré les initiatives diplomatiques régionales et les opérations militaires en cours, plusieurs zones continuent d’être affectées par l’insécurité, les déplacements de populations et les affrontements récurrents.
Les autorités militaires affirment poursuivre leurs efforts afin d’inciter d’autres combattants à emprunter la même voie. Elles réitèrent également leur engagement à protéger les populations civiles et à restaurer progressivement l’autorité de l’État dans les territoires affectés par les conflits.
Si ces redditions sont perçues comme un signal encourageant, les observateurs estiment que le retour durable de la paix dans l’est du pays dépendra également de la consolidation des programmes de désarmement, de réinsertion et de réconciliation, ainsi que de la poursuite des actions sécuritaires sur le terrain.
Dans l’attente d’éventuelles nouvelles redditions, les FARDC considèrent cette évolution comme une étape supplémentaire dans les efforts visant à réduire l’influence des groupes armés et à renforcer la stabilité dans la région.
Par : Delphin ANECO
